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Des précautions à prendre face à la fièvre Q

La fièvre Q cause des problèmes de reproduction en élevage. Transmissible à l’homme, cette maladie bactérienne peut être limitée par différents moyens.

Une plaquette de sensibilisation vis-à-vis de la fièvre Q à destination des éleveurs.
Une plaquette de sensibilisation vis-à-vis de la fièvre Q à destination des éleveurs.
© idele

Une plaquette de sensibilisation vis-à-vis de la fièvre Q à destination des éleveurs a été élaborée par GDS France et ses partenaires (Téléchargeable sur idele.fr). Cette plaquette de quatre pages décrit la zoonose, sa résistance dans l’environnement et sa dissémination. La maladie peut entraîner avortements, mises bas prématurées ou naissance d’animaux chétifs.

 

Vaccin, gestion des fumiers et isolement

 

Chez l’homme, elle peut provoquer fièvre et douleurs musculaires qui peuvent se compliquer chez les femmes enceintes ou les personnes atteintes de certaines pathologies cardiaques ou vasculaires. Environ 200 personnes sont hospitalisées chaque année pour une fièvre Q en France. La transmission à l’homme se fait par voie respiratoire à partir de l’environnement contaminé ou au contact d’animaux infectés.

En cas de fièvre Q (forme clinique) diagnostiquée par le vétérinaire, il est préconisé de vacciner les animaux pour limiter les avortements et diminuer l’excrétion de bactéries dans l’environnement. Une gestion appropriée des effluents, fumier en particulier, est recommandée : conditions de stockage à l’abri du vent, bâchage éventuel, manipulation par temps calme et humide, compostage des fumiers et enfouissement immédiat après épandage. Il est demandé aussi d’isoler les femelles qui ont avorté et de conserver les produits de l’avortement à l’écart des autres animaux. Il est alors fortement conseillé de prendre des précautions lors de ces manipulations (a minima port de gants et de masque). Dans le cadre de la surveillance de la brucellose, la déclaration de tout avortement est obligatoire dès le troisième avortement en moins de sept jours. Si l’on accueille du public dans son élevage et même si aucun signe de fièvre Q n’est apparu, il faut éviter les visites pendant les mises bas. À défaut, les chèvres doivent mettre bas dans un local spécifique, interdit d’accès aux visiteurs. La vaccination est plus fortement recommandée dans les élevages accueillant du public. Si un épisode de fièvre Q clinique est mis en évidence, l’accueil du public doit être arrêté.

 

idele.fr/no_cache/recherche/publication/idelesolr/recommends/fievre-q-mieux-la-connaitre.html

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