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Artésienne de minoterie

Matthieu Tartar joue le terroir à fond

Thierry Becqueriaux
19 mar 2013
L’Artésienne de minoterie écrase 45.000 tonnes de blé par an. Pour assurer son développement, la 5e génération de cette entreprise familiale du Nord-Pas de Calais a trouvé des niches haut de gamme. Dès 1978, elle a mis en place une filière spécifique avec Francis Holder. Rencontre avec Matthieu Tartar.

Rien qu’en évoquant le Camp Remy, Matthieu Tartar s’enflamme aussitôt. « Cette variété de blé donnait un goût formidable au pain qui diffusait sur vos papilles un côté beurré. Pour les sandwichs, c’était magnifique ! » 
Tout récemment élu président du Club des jeunes meuniers de l’ANMF, l’actuel directeur général de l’Artésienne de minoterie regrette profondément la quasi disparition de cette variété inscrite au catalogue dès 1980… mais qui n’a pas tenu la comparaison dans cette course à la productivité qui s’est jouée depuis vingt ans dans les cam­pa­gnes françaises. « 20 % de rendement en moins sur les autres variétés, ça ne passait plus ! », déplore-t-il.

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