Canicule en Île-de-France : « En tomate, sur 7 à 8 mois, c'est 15 à 20 % de perte de chiffre d'affaires »
Benjamin Simonot-de-Vos cultive tomates, fraises et concombres sur deux hectares en Île-de-France. Les coups de chaud répétés ont eu des répercussions fortes sur sa production, et des conséquences économiques irréversibles.
«En tomate, nous avons constaté des avortements de fleurs un mois à un mois et demi après les premières chaleurs. Après trois semaines de canicule, nos plants ont perdu deux à trois bouquets selon les variétés. Même pour les variétés qui s’en sont le mieux sorties, les bouquets ont perdu 50 % de leurs fruits. Sur sept à huit mois de production, c’est 15 à 20 % de pertes de chiffre d’affaires, d’autant plus que c’est arrivé en plein pic de production. Même sur les fruits qui ont réussi à pousser, la plupart sont déformés, fendus ou rugueux, donc difficiles à vendre.
Des parcelles arrachées en concombre
Côté concombre, nous avons dû arracher nos parcelles, de nombreux plants sont morts à cause des aléas climatiques. Nous avons replanté, mais le temps que les plants reprennent nous avons eu des pertes de production fin juillet et début août. Les dégâts ont été immédiats en fraise, les fruits ont mûri trop vite et nous n’avons pas eu le temps de toutes les récolter.
Ce constat ne concerne pas seulement notre exploitation, il est national. Mis à part la pointe bretonne qui s’en est peut-être sortie un peu mieux, tous les bassins de production sont dans le même bateau.»