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« Remplacer les produits animaux par des substituts plus rentables »

Jocelyne Porcher voit dans la montée des préoccupations pour la « cause animale » la main d’un capitalisme financier ayant saisi les opportunités de la « viande in vitro ». Elle dénonce l’activisme d’associations devenues « agences de communication » pour ces entreprises.

Jocelyne Porcher est directrice de recherches à l'Inra. Avant d'être chercheure, elle a été éleveuse de brebis, salariée dans des élevages porcins et technicienne en agriculture biologique. Ses recherches portent sur la relation de travail entre humains et animaux. © F. d'Alteroche
Jocelyne Porcher est directrice de recherches à l'Inra. Avant d'être chercheure, elle a été éleveuse de brebis, salariée dans des élevages porcins et technicienne en agriculture biologique. Ses recherches portent sur la relation de travail entre humains et animaux.
© F. d'Alteroche

Comment expliquez-vous le soudain emballement pour des produits visant à se substituer à la « vraie viande » ?

Jocelyne Porcher - C’est en reprenant le fil de l’industrialisation de l’élevage depuis le XIXe siècle et ses liens avec la « cause animale » que l’on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la viande cellulaire. Cette viande « in vitro » est, de mon point de vue, le stade ultime de l’industrialisation de l’élevage. Laquelle a été initiée au XIXe puis s’est pleinement développée à partir du milieu du XXe siècle.
J’ai écrit un premier article à ce sujet en 2010. J’avais alors le sentiment que quelque chose était en train de se mettre en place qui allait bouleverser l’agriculture et l’élevage : à savoir l’émergence de cette agriculture cellulaire.
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