Aller au contenu principal

MESSAGE ABONNES IMPORTANT

Afin d'être sûr de recevoir nos futures publications quelle que soit l’évolution de la situation sanitaire, activez votre compte numérique au plus vite en complétant vos informations.

J’active mon compte numérique

La finition des vaches à la carte

vaches charolaises à l'engraissement au pré avec auge

Les vaches de réforme issues du cheptel allaitant français se caractérisent par leur grande diversité. Autant d’animaux correspondant à différents débouchés pour lesquels les modalités de finition sont elles aussi souvent variées selon le créneau commercial visé.

En 2018, les vaches de réforme issues du cheptel allaitant représentaient 24 % de la totalité de la production française de viande bovine, soit 312 000 tonnes équivalent carcasse. D’après l’étude « Où va le bœuf » réalisée par le service économie de l’Institut de l’élevage, 66 % des tonnages pour cette catégorie ont été écoulés dans les rayons des différentes enseignes de la grande distribution, 13 % dans les boucheries, 11 % dans la restauration hors domicile, 8 % en vente directe et 2 % à l’export. A l’échelle d’un élevage allaitant, les vaches de réforme totalisent en moyenne 20 à 30 % du produit bovins viande, selon le taux de réforme et le niveau de valorisation.
Les modalités d’engraissement de ces animaux couvrent une grande diversité de pratiques. Le choix des vaches à engraisser, le type de ration, la durée d’engraissement sont des questions qu’il est intéressant de se reposer régulièrement. Bien conduite, la finition 100 % à l’herbe donne aussi de bons résultats. « Il y a eu beaucoup d’études zootechniques sur l’engraissement des vaches de réforme dans les années 80 et 90 en France. Les bases biologiques restent valables malgré l’augmentation du format des vaches, même si on entend dire qu’il y a une évolution des pratiques », avance Nicolas Dagorn, ingénieur régional Centre, spécialisé élevage bovin viande et fourrages chez Arvalis - Institut du végétal. On se base actuellement sur les modèles publiés par Garcia et Agabriel de l’Inra en 2007 qui décrivent les dépôts de tissus adipeux et musculaires de la vache allaitante en engraissement.
Ce dossier fait état des premières conclusions pour deux essais fraîchement réalisés sur des vaches charolaises et limousines. Deux éleveurs exposent quant à eux les modalités de finition en cours sur leurs exploitations. À l’herbe ou à l’auge ce sont différentes stratégies d’engraissement pour un choix de ration à la carte !

Au sommaire de ce dossier

Vaches du lot "moins de 8 ans avec une NEC supérieure à 2 à la mise en finition". Ici, 75 jours après le début de la période expérimentale, soit un mois avant abattage.  © OIER des Bordes
Un essai à la ferme des Bordes croise l’effet de l’âge et de la note d’état sur l’engraissement de Charolaises
Avec de jeunes vaches, les croissances en finition sont assurées. Une vache âgée peut être très performante en finition ou pas du tout.
Aurélien Simbélie et Matthieu Couffignal de DNP nutraliance. "Allonger la durée de finition n’améliore pas forcément les choses. Mais il faut un minimum. Avec moins de 120 jours c’est quand même compliqué pour arriver à de bons résultats. " © F. d'Alteroche
Vaches de réforme : la quête de la « recette » du persillé parfait
Comment obtenir des vaches limousines possédant avec une quasi-certitude le niveau de persillé idéal ?
Baptiste Dubrion. "Avec le pâturage tournant, les bouses ont été nettement mieux réparties sur l’ensemble de la parcelle et il serait intéressant d’analyser si cette évolution de la conduite se traduit aussi par une amélioration de la flore."  © F. d'Alteroche
Au Gaec Dubrion : finition de femelles avec 100 % d’herbe pâturée
Au Gaec Dubrion, une partie des femelles sont finies à l’herbe.
Mickël Chauveau. « Les carcasses sortent bien, avec peu de gras de couverture pour répondre à la demande des bouchers ». Ici, avec Amélie Piot, sa conseillère en nutrition. © C. Delisle
Gaec des Coutellières : une finition haut de gamme pour les femelles
Au Gaec des Coutellières à Le Bignon-du-Maine en Mayenne, tous les animaux du troupeau passent par la case engraissement avant d’être commercialisés.
Publicité