Jean-Paul Béthencourt, éleveur de 600 brebis allaitantes dans le Pas-de-Calais Une brouette automotrice distributrice

- - 2 min
La brouette distributrice est tirée par un moteur de tondeuse à gazon et la roue arrière, mobile et centrale, permet de la diriger facilement. Crédits : © B. Morel
Lorsque la courroie est tendue, elle est entraînée par la rotation de la roue et active la vis sans fin qui va distribuer le concentré. Crédits : © B. Morel

 

 
Jean-Paul Béthencourt, éleveur de 600 brebis allaitantes dans le Pas-de-Calais.
Jean-Paul Béthencourt, éleveur de 600 brebis allaitantes dans le Pas-de-Calais. © B. Morel
« La bergerie n’est pas conçue pour laisser passer un tracteur ou même un valet de ferme dans le couloir de distribution. Nous devions donc distribuer le concentré à la main, avec des seaux. Ce n’était pas tenable. Nous avons récupéré le moteur thermique (fonctionne à l’essence) d’une tondeuse à gazon que nous avons monté sur un châssis trois roues.

 

Un guidage facilité par la roue arrière mobile

La roue arrière est mobile ce qui permet d’opérer facilement un demi-tour dans un espace restreint. Le moteur entraîne donc le tout et nous n’avons qu’à guider, sans effort, la machine. Sur l’essieu de la roue avant droit, nous avons installé une poulie dans laquelle passe une courroie.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Pas-de-Calais
Suivi
Suivre

Avec la rotation de la roue, la courroie active à son tour la vis sans fin qui permet la distribution du concentré via une goulotte. Nous avons bricolé un système pour stopper la distribution quand on le souhaite. Un mécanisme, via un levier que l’on tire, permet de tendre ou de détendre la courroie. Sans cela, le concentré sortirait toujours quand la brouette se déplace.

On distribue le concentré en moins de cinq minutes, sans se faire mal

La goulotte de distribution est positionnée côté gauche, en bas du réservoir. On remplit la brouette directement sous le silo à grain qui se trouve juste à l’entrée du bâtiment. Elle a une capacité de 300 kg de concentrés. Très pratique pour distribuer l’aliment une à deux fois par jour, en moins de cinq minutes et tout en se préservant physiquement. Il faut compter entre 300 et 500 euros de matériel, sachant que ce qui nous a coûté le plus cher, c’était la tondeuse que nous avons achetée neuve. »

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires