Hippolyte Demarest, éleveur dans l’Oise Une arrivée d’eau spéciale agnelage

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Trois sorties d'eau sont réparties sur les 96 mètres de longueur du bâtiment. Crédits : © B. Morel

« Ma bergerie fait 96 mètres de long, avec une aire paillée de part et d’autre de l’espace de circulation. Elle est équipée de plusieurs abreuvoirs automatiques répartis sur les aires paillées. Mais au moment des agnelages, je n’avais pas d’autres solutions que de transporter des seaux d’eau à la main dans chacune des cases à partir du robinet qui se trouve à l’entrée du bâtiment. C’était très fatigant, chronophage et physique, à une période déjà chargée. J’ai tout simplement déroulé 80 mètres de tuyau d’arrosage avec trois points d’eau sur la longueur du bâtiment. Ainsi, je peux désormais plus facilement subvenir aux besoins en eau des mères qui sont en case. Pour chaque sortie d’eau, j’ai mis des connecteurs en T avec deux robinets. Ainsi, l’hiver je peux couper l’eau dans le tuyau pour éviter qu’elle ne gèle. J’ai ajouté un bout de flexible à la sortie d’eau pour faciliter le remplissage des seaux.

« Économiser ses forces en période d’agnelage »

C’est une solution toute simple, mais c’est important dans ma recherche d’amélioration des performances d’élevage. Je vise plus de prolificité, pour cela j’ai choisi la race Romanov. Je fais un travail de fond avec la technicienne de ma coopérative pour améliorer le bien-être de mes animaux. Nous avons retravaillé les rations et ajouté un complément minéral ainsi que de l’argile pour les agneaux. Mais leur bien-être passe aussi par le mien et il est important de savoir économiser ses forces et optimiser son travail. »

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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