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Un outil pour restructurer les sols viticoles compactés

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Eco-Dyn exposait un prototype de restructuration des sols viticoles sur le Sival 2024. Crédits : © C. de Nadaillac

L’entreprise ligérienne spécialisée dans les matériels biodynamiques et l’agriculture de régénération planche sur un outil viticole permettant de décompacter en douceur les sols.

L’entreprise Eco-Dyn exposait sur son stand du Sival un prototype original. Il s’agit d’un outil de fissuration du sol, jumelé avec un système de pulvérisation de ferments lactiques. « Le matériel, déjà utilisé en grandes cultures et sur prairies, permet de régénérer les sols sans pour autant détruire l’enherbement », présente Robin Euvrard, vigneron pour la SCEA Eco-Dyn. L’outil, qui mesure actuellement un mètre de largeur hors tout, se compose d’un disque ouvreur (limitant les phénomènes de bourrage), suivi d’une dent de fissuration et d’un rouleau de rappui, de petites buses de pulvérisation à l’avant, d’une pompe à membrane qui se branche sur la prise 12 V du tracteur et d’une cuve de pulvérisation (ici de 200 litres).

Une dent à la forme particulière et des ferments lactiques

La particularité du matériel se situe dans sa dent dont la forme et la faible épaisseur permettent de créer « un réseau de microfissures, pour accélérer la remise en place du sol », poursuit le viticulteur agronome. La dent réalise le travail d’une lame de couteau dans du beurre : elle accompagne le volume de terre et l’amène vers l’axe vertical. Puis des ferments lactiques sont pulvérisés à raison de 100 l/ha afin « d’aider à la reconstruction du sol », pointe Robin Euvrard. L’objectif est de travailler avec une puissance assez faible, de l’ordre de 30 ch environ par dent, mais avec pas mal de poids et donc une bonne capacité de relevage.

Cet outil s’emploie après avoir effectué un test bêche permettant d’évaluer la profondeur de compaction et donc de régler la profondeur de la dent. Il se passe entre 4 et 6 km/h sur un sol avec des couverts végétaux (semés ou spontanés) en phase de croissance, plutôt à l’automne. Il devrait être disponible d’ici un ou deux ans en différentes dimensions et avec une capacité de cuve ou un nombre de dents (50 à 60 cm entre deux dents) adaptables.

Plus loin :

« Un tracteur à chenilles pour la stabilité et le respect des sols viticoles », pour José Tastavy, vigneron

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