Smartvac, la vaccination connectée

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L'opérateur peut utiliser un enrouleur-équilibreur pour porter l'appareil de vaccination. Crédits : © Ifip
L'aiguille protégée par le nez de la seringue ne sort que quand l'appareil est en contact avec l'animal. Crédits : © Ifip

À l’ère du big data et de la réduction des antibiotiques, la seringue connectée Smartvac est un outil tourné vers l’avenir. Elle a, tout d’abord, été conçue pour améliorer la qualité de la vaccination et la sécurité de l’éleveur en maîtrisant l’injection. L’aiguille protégée derrière le nez de la seringue, ne sort qu’une fois la seringue en contact avec un animal et que l’éleveur valide l’injection via une bague Bluetooth déportée qui remplace la gâchette. Le cycle est contrôlé par un moteur : l’aiguille pénètre doucement et régulièrement la peau du porcelet, injecte la dose préalablement paramétrée à une vitesse adaptée, puis ressort. L’injection dure moins de 2 secondes. Ces réglages permettent d’éviter les reflux de vaccins tout en garantissant la sécurité de l’opérateur. Si l’aiguille est retirée trop rapidement, la seringue émet un message d’alerte lumineux. Le porcelet n’est pas comptabilisé, et il faut alors réitérer l’opération. Ce dispositif ne permet pas la vaccination au sol. Il faut donc porter les porcelets, ce qui nécessite la présence de deux à trois opérateurs. Son poids est de 1,6 kg, ce qui peut apparaître pénalisant pour des séances longues. L’utilisateur pourra dans ce cas attacher l’appareil sur un enrouleur-équilibreur.

Valoriser la vaccination

La qualité de la vaccination est évaluée à travers trois critères. Le premier est la couverture vaccinale de la bande qui est mesurée par pourcentage de porcelets correctement vaccinés. Le deuxième est le pourcentage d’animaux correctement vaccinés dès la première injection. Enfin, le troisième est le nombre de porcelets vaccinés avec la même aiguille. Les résultats sont synthétisés par un score allant de 0 à 10 dans une application dédiée. Un rapport plus détaillé peut être téléchargé. La date, l’élevage, le numéro de bande et le produit administré y sont indiqués, permettant d’avoir la traçabilité du traitement. La durée de la séance est également notée. Enfin, les résultats par critères sont présentés afin d’identifier les points à améliorer et surtout de valoriser la qualité de travail de l’éleveur ou du salarié. Avec le suivi des vaccinations et couplé à l’application Ceva Lung Program qui permet de mesurer l’impact des maladies respiratoires dans l’élevage, l’éleveur peut piloter la santé de son élevage à travers une interface web regroupant les résultats de ces deux outils. Demain, le laboratoire souhaite y ajouter un outil de suivi de l’utilisation des antibiotiques pour aller de plus en plus vers une médecine vétérinaire de précision.

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Qualité de vaccination

Sécurité de l’opérateur

Pilotage de la santé, via un portail web sécurisé

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Pénétration de l’aiguille en douceur

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Nécessite d’être minimum deux opérateurs

Utilisable uniquement sur porcelet de 3 à 4 semaines d’âge

Pas de transfert automatique des données vers un registre unique de tous les traitements

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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