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Sécheresse et canicules 2026 : quelles ont été leurs conséquences sur les projets d’installation selon Eloi ?

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Les canicules et la sécheresse qui ont sévit l’été dernier n’ont pas entamé le moral des candidats à l’installation ou des jeunes installés, selon le baromètre Eloi. Crédits : © Gabriel Omnès

Eloi a dévoilé au Sommet de l’Élevage la troisième partie de son Baromètre de l’installation agricole. Cette dernière est consacrée aux conséquences de la sécheresse et des épisodes climatiques de l’été 2026 sur les porteurs de projets et les jeunes installés.

Quelles ont été les conséquences de la sécheresse et des différents épisodes de canicule sur les projets d’installation et les jeunes installés ? C’est à cette question que répond Eloi dans la troisième partie de son « Baromètre de l’installation agricole ». 

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Troisième partie du "Baromètre de l'installation agricole"

Menée auprès de 221 répondants (76 % sont des porteurs de projet et 24 % des jeunes installés de moins de cinq ans) entre le 18 et le 27 septembre, l'étude révèle que la grande majorité a réellement été affectée par les conditions climatiques de l’été dernier mais que, malgré tout, rares sont ceux qui renoncent à l’installation pour autant. Cette dernière partie du baromètre de l’Installation 2026 vient compléter les deux premières consacrées aux freins à l’installation, aux profils des nouveaux agriculteurs et à l'émergence de nouveaux modèles agricoles.

 

 

Seuls 4 % des candidats à l'installation ont renoncé

Chez les porteurs de projet, l’été caniculaire et sec a fragilisé la confiance mais n’a pas provoqué de renoncement massif. Ainsi si pour 8 porteurs de projet sur 10, les conditions climatiques de l’été ont eu un effet réel sur leur projet d’installation, 37 % ont néanmoins conservé leur projet inchangé. Pour d’autres, l’été a fait naître des interrogations plus profondes : 28 % ont envisagé de renoncer à leur installation, mais seuls 4 % y ont effectivement renoncé. 

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Des porteurs de projet plutôt confiants

La confiance s’érode mais reste forte : 61 % des porteurs de projet se déclarent aujourd’hui assez ou très confiants dans la réussite de leur installation, contre 77 % en février 2026. L’été dernier semble donc avoir davantage poussé les futurs agriculteurs à repenser ou à adapter leur projet qu’à y renoncer puisque 96 % des porteurs de projets ont maintenu leur projet d’installation.

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Des projets d’installation modifiés en raison du changement climatique

Il est à noter que 93 % des porteurs de projet ont modifié au moins un élément de leur projet depuis cet été, à la suite de la crise agricole : pour 43 %, cette adaptation passe par l’apparition d’un nouveau poste d’investissement. Et 37 % ont revu leur budget à la hausse : 35 % revoient la production ou l’assolement, tandis que 28 % modifient la zone géographique visée, autant décalent leur calendrier d’installation et 27 % la taille de leur projet.

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Des critères priorisés comme l’accès à l’eau

Cette reconfiguration modifie également la manière dont les futurs agriculteurs évaluent les exploitations susceptibles d’être reprises. L’accès et la sécurisation de l’eau arrivent désormais en tête des critères priorisés (pour 66 % des porteurs de projet), devant la présence de haies et d’arbres (62 %), l’autonomie fourragère (51 %), l’adaptation des bâtiments à la chaleur (50 %) et l’état et la profondeur des sols (45 %). Près de 6 porteurs de projet sur 10 citent au moins trois de ces critères à la fois.

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Les agriculteurs récemment installés adaptent eux aussi leur modèle 

Une fois installés, 92 % des agriculteurs ont changé ou prévoient de changer au moins un élément de leur système. La production ou l’assolement et la conduite du troupeau ou le pâturage arrivent en tête des changements envisagés (46 % chacun), devant les investissements liés à l’eau et aux haies (38 %).

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Face au changement climatique, des candidats à l’installation mobiles

Afin de maintenir l’attractivité des exploitations les plus exposés aux aléas climatiques, les candidats à l’installation sont mobiles et étendent leur zone géographique de recherche : 32 % des porteurs de projet interrogés en février se déclaraient mobiles et recherchaient une ferme à l’échelle d’une région, de plusieurs régions ou de toute la France.  Parallèlement, 59 % citaient déjà la recherche d’une ferme adaptée comme leur première difficulté.

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Valoriser les facteurs de résilience de la ferme

Eloi estime que l’enjeu consiste donc à permettre aux exploitations à transmettre de rester attractives. Dans les zones les plus exposées, cela implique notamment de mieux identifier et valoriser les facteurs de résilience de la ferme dans le diagnostic : adaptation des pratiques, autonomie du système, gestion de l’eau, potentiel d’évolution ou encore investissements déjà réalisés.

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Mieux outiller les futurs agriculteurs

Cette transformation suppose de mieux outiller les futurs agriculteurs, pour intégrer le climat dans leur projet : 42 % des porteurs de projet disent manquer de références techniques ; 40 % de financements dédiés. Ils citent également le besoin de repères économiques (33 %), d’un interlocuteur identifié (32 %) et de retours d’expérience (30 %).

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