Salers : regain de participation pour le concours national 2023

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Prix d'honneur : Gaec Malacan (Cantal). Grande émotion pour le Gaec de la famille Malacan, installé à Veze, dont l'homogénéité du troupeau a été reconnue par le jury parmi douze concurrents. Roi, 3 ans, Natacha, 6 ans, Roussel, 3 ans, Sonia, 2 ans et Tendresse 1 an, ont permis à la ferme de décrocher son premier prix du week-end, et ça n’était que le début. Crédits : © Anthony Raymond
Groupe de vaches : Elevage Dauzet-Tiravy (Cantal). "Olympe, Orphée, Océane, Orange et Ophélie” toutes issues de lignées de chez Brousse ou Besson, forment un lot avec des poids d’une moyenne de 825 kg, que le jury a trouvé particulièrement homogène. Crédits : © Anthony Raymond
Prix de championnat mâle : Natif du Gaec Duval Claude père et fils (Cantal). Bien implanté dans la communauté des éleveurs adhérents du GIE Génération Salers, la famille avait déjà remporté le championnat mâle à Riom-es-Montagnes en 2022 avec River. Ils sont installés à La Valette . Crédits : © Anthony Raymond
Prix de championnat femelles adultes : Natacha du Gaec Malacan (Cantal) Crédits : © Anthony Raymond
Rappel de prix de championnat femelle : Marylou du Gaec Chavenon (Allier). Dans cette exploitation en Gaec de quatre associés, dans l’Allier (03), Marylou (876 kg) qui avait gagné le premier prix en 2022 a remis en jeu son titre et décroche cette année le rappel. Le Gaec Chavenon élève 130 mères en race pure. Crédits : © Anthony Raymond
Prix de championnat jeune femelle : Sonia du Gaec Malacan (Cantal). Crédits : © Anthony Raymond
Prix d'encouragement : Gaec Blanc Lacombe (Aveyron). La vache Pacha (4 ans) et son veau Ursula (5 mois). Le Gaec Blanc Lacombe est à la tête d'une troupeau de 50 salers, d'un atelier d'engraissement de 60 veaux de boucherie et élève 15 juments. Crédits : © Anthony Raymond
Prix de championnat super bourret : Trésor, Gaec des Mouleyres (Cantal). L'éleveur Frédéric Brugerolle avait misé sur "la morphologie idéale, les bons aplombs, le bon bassin et la belle tête" de Trésor. Un premier prix pour une première sortie. La ferme élève 90 salers et produit du Saint Nectaire avec un troupeau de 45 laitières, à Saint-Hippolyte (Cantal) Crédits : © Anthony Raymond

À Saint-Flour, dans le Cantal, du 14 au 16 septembre 2023, le 147ème concours national salers a rassemblé 530 animaux. Dix-huit exposants sur les 92 participaient pour la première fois.  

À Saint-Flour dans le Cantal, le 147e concours national salers s’est tenu les 14, 15 et 16 septembre 2023, pour célébrer la race bovine et récompenser les éleveurs les plus talentueux.

« Le site et l'organisation ont été exemplaires » appréciait Stéphane Gaillard, l’un des trois juges qui ont œuvrés pendant la compétition. Avec Denis Missiel et Francis Manès, ils ont jugé sur les qualités de race ou de groupe d’animaux : le 15, classement des sections et le 16, fin des classements et prix spéciaux.

 

concours salers
Prix d'honneur pour le Gaec Malacan (Cantal)

« Pour ce concours national, 530 animaux participaient. Sur quatre-vingt-douze exposants, dix-huit sont nouveaux. C’est la première année qu’ils sont autant ! Les élevages participants viennent de douze départements différents, et il y a au moins vingt-cinq ans qu’il n’y avait pas eu autant d’animaux », se félicitait Frédéric Canal, président du Groupe Salers Evolution et du herd book salers.

La race bovine du 21ème siècle

Interrogé sur les orientations raciales, Frédéric Canal se dit confiant : « c'est la race du 21e siècle parce que nous avons pris la bonne voie depuis longtemps. C'est une race rustique que nous rendons la plus autonome possible, du vêlage jusqu'au sevrage. Elle est autonome pour stimuler son veau et nous avons la chance qu’elle revienne en chaleur naturellement. Ces qualités en font une race d'avenir, dans les années qui viennent elle fera la différence », reprend-il.

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Convaincu que la salers est adaptée au changement climatique et à la rentabilité des exploitations, Frédéric Canal anticipe que « les surfaces cultivées en céréales seront consacrées à l’alimentation humaine plutôt qu'à celle du bétail » dans les années à venir. « Depuis 30 ans, notre priorité a été l’autonomie et la rusticité, que la race soit conduite le plus possible à l'herbe ».

Bruno Faure, président du conseil départemental du Cantal, se félicitait que 2023 soit l'année de la salers, tête d'affiche du Salon International de l'Agriculture de Paris avec Ovalie. Cette race reste un marqueur identitaire fort du Cantal.

Le concours national s’était déjà déroulé à Saint-Flour en 2016. « C'est une rencontre pour laquelle nous mobilisons énormément de bénévoles » reconnaît Frédéric Delcros, adjoint à l'agriculture de la ville et responsable de l'association foire et marché. « Localement énormément d'éleveurs sont concernés ». Du Cantal ou d'ailleurs, « les éleveurs ont présenté des animaux de haut niveau » estime Stéphane Gaillard.


Palmarès

  • Prix d'honneur : Gaec Malacan (Cantal)
  • Prix de championnat super bourret : Trésor, gaec des Mouleyres (Cantal)
  • Prix de championnat mâles : Natif, gaec Duval père et fils (Cantal)
  • Prix de championnat femelles jeunes : Sonia, gaec Malacan (Cantal)
  • Prix de championnat femelles adultes : Natacha, gaec Malacan (Cantal)
  • Rappel de prix de championnat femelles adultes : Marylou, gaec Chavenon (Allier)
  • Prix d'encouragement : gaec Blanc Lacombe (Aveyron)
  • Groupe de vaches : Elevage Dauzet-Tiravy (Cantal)
  • Top index jeunes femelles : Tsarine, gaec de la Sagnole  (Puy-de-Dôme) à IVMAT 110
  • Top Index femelles adultes : Perle, gaec Fourtet David (Corrèze) à ISU 121
  • Top index jeunes mâles : Genty Gérard (Cantal) à ISEVR 115
  • Top index Mâle : Nector SN, SCEA de la Cère (Cantal) à ISEVR 119
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