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Saint-Angel : randonnée agri-découverte

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Arrêt n°4... Crédits : © CA03
Un repas local a été proposé par les JA du canton de Marcillat, Cérilly et Hérisson. Crédits : © CA03
... « Il est 5 heures, Paris s’éveille » Crédits : © CA03
Arrêt n°3 – « Allumer le feu » Crédits : © CA03
Arrêt n°1 - « On ira » Crédits : © CA03
Arrêt n°5 – « L’herbe tendre » Crédits : © CA03
Arrêt n°6 – « Mon beau sapin » Crédits : © CA03
Arrêt n°2 – « Le Jardinier » Crédits : © CA03
Une pause ravitaillement bien méritée pour repartir vers le chemin de la découverte… Crédits : © CA03

Le samedi 6 juin, Saint-Angel a accueilli une randonnée agri-découverte. Les participants avaient le choix entre deux parcours de 7 ou 13 km, ponctués de nombreux arrêts.

DEPHY : un réseau, une méthode, des résultats

Tout au long du parcours, les participants ont pu rencontrer des agriculteurs locaux ainsi que des membres du réseau DEPHY, aux côtés de conseillers de la Chambre d’agriculture. 

Ensemble, ils ont présenté leurs pratiques quotidiennes, partagé leur métier et échangé, en toute convivialité, autour des enjeux et des évolutions du monde agricole.

Cette randonnée, intitulée « L’Hymne de nos campagnes », a été rythmée à chaque arrêt par un titre de chanson.

 

 

Arrêt n°1 – « On ira »

Le premier arrêt a marqué le lancement de la randonnée, avec une présentation du réseau DEPHY.

Ce réseau s’inscrit dans le cadre du plan Écophyto et constitue un programme d’actions mobilisant l’ensemble des acteurs du monde agricole. 

Son objectif est d’expérimenter, valoriser et diffuser des techniques et des systèmes agricoles permettant de réduire l’usage des produits phytosanitaires, tout en garantissant la performance économique des exploitations.

Dans l’Allier, le groupe DEPHY réunit 11 agriculteurs répartis sur tout le nord du département qui ont choisi de réfléchir ensemble et de partager leurs expériences.

Ils se retrouvent autour de deux points communs : une volonté d’expérimenter, de tester et d’échanger aussi bien sur leurs réussites que sur leurs difficultés, et l'envie de diminuer l’utilisation des produits phytosanitaires tout en restant compétitif.

 

 

Arrêt n°2 – « Le Jardinier »

Dans une parcelle de tournesol, la présence d’une bineuse et d’une herse étrille a permis d’illustrer concrètement les pratiques de désherbage mécanique.

L’objectif était d’expliquer aux randonneurs que, pour les exploitants présents, le recours à la chimie constitue un levier de dernier recours.

Ces outils ont également mis en lumière les avancées techniques réalisées en matière de gestion des adventices.

Les échanges ont permis de rappeler que les conditions climatiques, comme les printemps humides observés en 2024, peuvent fortement limiter l’efficacité de ces pratiques.

Observation, adaptation et innovation : autant de maîtres mots qui ont rythmé cet arrêt et nourri les discussions avec le public.

 

 

Arrêt n°3 - « Allumer le feu »

Cet arrêt a permis aux participants de découvrir la méthanisation (avec CVE*) et de comprendre comment l’agriculture contribue également à la production d’énergie, notamment de gaz renouvelable.

Les échanges ont mis en avant la complémentarité entre les activités agricoles et la méthanisation : une logique de « donnant-donnant », où les ressources de l’exploitation sont valorisées pour produire de l’énergie, tandis que les retours organiques profitent aux sols. 

Une illustration concrète d’une agriculture innovante, au cœur des enjeux énergétiques et environnementaux.

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*Producteur d’énergies renouvelables exploitant le méthaniseur

 

 

Arrêt n°4 – « Il est 5 heures, Paris s’éveille »

Cet arrêt avait pour objectif de présenter la combinaison des leviers agronomiques mobilisés par les exploitants pour limiter le recours aux produits phytosanitaires.

À travers des exemples concrets, les participants ont pu découvrir comment l’observation, la diversité des pratiques et l’adaptation aux conditions du milieu permettent de construire des systèmes plus résilients.

Un temps d’échange riche pour mieux comprendre la technicité et la réflexion globale qui accompagnent ces changements de pratiques.

 

 

Arrêt n°5 – « L’herbe tendre »

Lors de cet arrêt, les éleveurs ont partagé leur savoir-faire pour produire une viande de qualité, en mettant l’accent sur l’autonomie alimentaire de leurs troupeaux.

De la gestion fine du pâturage à l’implantation de mélanges d’espèces comme les méteils, ils ont expliqué comment ils parviennent à produire eux-mêmes les protéines nécessaires à l’alimentation de leurs bovins.

Ce samedi, les rations étaient ainsi 100 % locales, avec des protéines « made in Saint-Angel », illustrant une agriculture à la fois performante, durable et ancrée dans son territoire.

 

 

Arrêt n°6 – « Mon beau sapin »

Cet arrêt a mis à l’honneur la présence de Symbiose Allier, qui a saisi cette occasion pour se faire connaître auprès du grand public.

Les échanges ont permis de rappeler l’importance de concilier les enjeux agricoles, environnementaux et territoriaux.

Une démarche collective essentielle pour construire des équilibres durables et répondre aux attentes de la société, tout en valorisant les initiatives locales.

 

 

Repas local des JA 

Cette belle matinée de découvertes et d’échanges s’est clôturée par un repas convivial organisé par les Jeunes Agriculteurs du canton de Marcillat, Cérilly et Hérisson, prolongeant ainsi les discussions dans une ambiance chaleureuse et festive.

 

Lire aussi : Les leviers d’actions pour réduire la consommation de GNR des tracteurs

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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