Le prix du GNR S'envole
Pour limiter les impacts de la forte hausse du GNR, différents leviers peuvent être mis en œuvre pour réduire la consommation de carburant des tracteurs :
Adapter la puissance du tracteur à l’outil attelé
Choisir un tracteur adapté au chantier effectué peut sembler évident, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : à titre d’exemple, un andaineur de 7,50 mètres attelé à un tracteur de 135 chevaux consomme 3,2 L/ha, contre seulement 1,8 L/ha avec un tracteur de 85 chevaux. Soit une économie de 44 % pour un même travail. Les gros tracteurs, plus lourds et dotés d’un moteur plus puissant, demandent en effet davantage d’énergie pour se déplacer, même en utilisant le régime de prise de force le plus économique. Ils doivent être réservés pour des chantiers nécessitant beaucoup de puissance de traction, comme le labour.
Réduire la profondeur de travail du sol
Travailler moins profond est une autre piste à explorer.
En moyenne, chaque centimètre de sol travaillé en moins permet d’économiser 0,5 à 1 L/ha de GNR. Bien sûr, cette pratique doit être adaptée à la structure du sol.
En cas de sols tassés, il est possible par exemple de limiter le travail aux passages de roues pour les opérations profondes comme le décompactage.
En cas de bonne structure du sol et d’une bonne maîtrise du salissement de la parcelle, le semis direct peut également être une solution pertinente pour semer des prairies, céréales, colza ou lentille. Pour des cultures exigeantes à l’implantation comme le maïs, le semis direct est plus délicat. Il est préférable de réaliser a minima une préparation superficielle avec un ou deux passages de déchaumeur pour sécuriser l’implantation.
Optimiser la distribution des fourrages aux animaux
L’alimentation du troupeau représente un poste de consommation important, avec des variations allant de 2 à 10 L/jour pour 100 UGB selon les exploitations. Plusieurs pistes permettent de réduire cette dépense :
Adopter l’autoguidage pour réduire les recouvrements
L’autoguidage est une technologie qui, en plus d’améliorer le confort de travail, permet de réaliser des économies de carburant non négligeables. Selon les opérations, les gains de recouvrement varient : 13 % pour le travail du sol, 5 % pour le semis et 2 % pour la pulvérisation ou la fertilisation.
Limiter les déplacements routiers
Enfin, limiter les déplacements routiers est un levier souvent sous-estimé.
Un tracteur de 100 à 120 chevaux consomme en effet 3 à 5 L de GNR pour 10 km parcourus.
Organiser ses chantiers pour éviter les trajets inutiles, privilégier l’entraide ou la prestation de services pour les travaux éloignés, ou encore envisager des échanges de parcelles pour regrouper son parcellaire sont autant de solutions pour réduire cette consommation.