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Éric Boudet : du champ à la route, une passion cycliste

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Éric Boudet lors de la course de Boussac Bourg dans la Creuse le 15 août 2025. Crédits : © Éric Boudet

Des débuts sur un vélo de course rouge

« J’ai mis le doigt dedans très tôt », confie Éric Boudet à propos de sa passion née dans l’enfance et jamais éteinte.

Tout commence à 12 ans, quand son frère Guy revient de Montluçon avec un vélo de course rouge, privé de sa roue arrière. 

Le jeune Éric le monte sur cale pour l'enfourcher.

À 14 ans, grâce à ses premiers sous gagnés à aider son frère Roland à la ferme durant l’été, il s’offre son premier vélo de course, un Mercier, chez le marchand de cycles de Bézenet.

 

 

L’appel du club cycliste

Armé du bottin (Pages Jaunes), l’adolescent cherche à rejoindre le club cycliste de Commentry. 

Il trouve l’adresse d’un bar de la petite ville, point de ralliement des cyclistes. 

Le gérant l’oriente vers Monsieur Gapany, président du club. 

« Je me souviens encore de la maison, route de La Celle. Il y a des moments et des images qui marquent. »

 Licence en poche, il intègre le VCC de Commentry, puis plus tard, un club de Montluçon. 

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Mais le service militaire à l’époque, puis le travail en abattoir et la reprise de la ferme familiale en 1982 font passer le vélo au second plan.

Le retour aux sources

À 45 ans, l’agriculteur reprend la bicyclette « pour décompresser, pour me changer les idées. Mes enfants avaient grandi ; je me suis octroyé plus de temps. » 

Il rejoint le club de Montmarault et reprend les courses cyclistes. 

Depuis, il a rallié celui de Commentry : « J’ai retrouvé mes premiers amours. » 

Aujourd’hui, il parcourt 50 à 100 km à l’entraînement, à 28 km/h de moyenne, et participe à une ou deux courses le week-end. 

« Le vélo, c’est l’adrénaline des courses, la relaxation, le muscle et la tête », résume-t-il.

Un sport complet et libérateur

Pour Éric Boudet, la petite reine a tout bon : « La course à pied est plus traumatisante pour les talons. Sur le vélo, on est porté, on sollicite les muscles sans abîmer le squelette ». 

Il cite en exemple les pilotes de Formule 1 et de Grand Prix moto, qui font du vélo. 

« Ça vide la tête. Même fatigué quand je travaillais, je me forçais à y aller. Après un ou deux kilomètres, il y a un lâcher d’hormones… et je me disais : j’ai bien fait d’y aller. »

 

Lire aussi : Le vélo de Florian Oudoul

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