Prix du lait : le prix de revient publié par le Cniel bondit de 14%

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Le coût de production d'une exploitation conventionnelle de plaine s’élève en moyenne à 615 €/1000l et son prix de revient à 485 €/1000l soit une hausse de 14% en l’espace d’une année. Crédits : © Cniel

L’interprofession laitière a publié les indicateurs de coût de production et de prix de revient du lait de vache pour l’année 2023. Ils sont sensiblement en hausse par rapport à la dernière publication.

Comme promis par le collège producteurs, les indicateurs de coût de production et de prix de revient du lait interprofessionnels ont été publiés en septembre. De quoi permettre aux OP et aux industriels d’objectiver leur négociation sur le prix du lait en amont des négociations commerciales entre la grande distribution et leurs fournisseurs.

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Pour une exploitation bovin lait de plaine en conventionnel, le coût de production s’élève en moyenne à 615 €/1000l et son prix de revient à 485 €/1000l soit une hausse de 14% en l’espace d’une année. Ils sont de 946 €/1000l et 682 €/1000l pour les exploitations bio de montagne (+8,5%).

Tableau du coût de production et du prix de revient du lait 2024

€ / 1 000 l

source Cniel

Conventionnel plaineConventionnel montagneBiologique plaineBiologique montagne
 20222023202220232022202320222023
Coût de production543615688762726787882946
Prix de revient du lait427485511571516554629682

 

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La modification de l’échantillon d’une année à l’autre implique également la mise à jour des indicateurs pour l’année 2022. Cet exercice peut rendre les comparaisons confuses des indicateurs publiés d’une année à l’autre.

 

Définition coût de production et prix de revient du lait

Ces indicateurs publiés par le Cniel sont calculés à partir de la méthode de référence nationale Couprod, développée par l’Institut de l’élevage. Les indicateurs publiés cette année sont issus de clôtures d’exercices comprises entre le 31 mars et le 31 décembre 2023.
 

Le coût de production est la somme des charges mobilisées pour l’atelier lait

Il inclut des charges réelles constatées (opérationnelles et de structure), des amortissements et une rémunération forfaitaire des facteurs de production, notamment la main d’œuvre des exploitants à hauteur de 2 SMIC par unité de main d’œuvre dédiée à l’atelier lait, tel que validé par les collèges de l’interprofession. Il prend en compte l’ensemble des moyens à mobiliser pour produire du lait (à taux réel), mais les produits auxquels il peut être comparé ne se limitent pas uniquement au lait. Ils incluent également les aides rattachables à l’atelier lait et les produits de la vente des autres produits de l’atelier lait : veaux et vaches laitières. 

Le prix de revient est la différence entre le coût de production de l’atelier lait et le montant des aides et des autres produits affectés à cet atelier

Il constitue un point de comparaison avec le prix du lait à teneur réelle.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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