À des niveaux records depuis le début de l’automne, beurre et poudre semblent partis pour rester fermes encore quelques mois.
Une hausse de 45 % pour le beurre et de 38 % pour la poudre, voilà ce qu’ont subi les utilisateurs d’ingrédients laitiersentre septembre 2021 et janvier 2022. Tout laisse à penser que les prix vont rester fermes quelques mois encore. En effet, si la période est à la hausse saisonnière de la collecte, celle-ci est modérée. Car les éleveurs sont confrontés à la hausse des coûts de production et jugent que l’augmentation du prix du lait est trop faible. Si le prix du lait ne suit pas celui des cotations spot industrielles, c’est que la majeure partie des fabrications est contractualisée et ne se vend pas à ses sommets. L’ambiance est la même en Allemagne notamment, d’où une offre européenne qui peine à s’étoffer.
Prix élevés à court terme
Dans le même temps, la demande est au rendez-vous et pourrait bien le rester dans les prochaines semaines, les opérateurs étant peu couverts sur le deuxième trimestre. « Nous ne serons pas en mesure de répondre à toutes les demandes jusqu’en mai/juin au vu des prévisions de collecte », confie un industriel laitier aux Marchés. De quoi envisager des prix stables à haussiers dans les semaines à venir. Seules incertitudes, et de taille, l’évolution de la situation sanitaire et de la demande chinoise.
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