Les principaux cours des contrats Blé et Maïs ont progressé le jeudi 16 décembre 2021 à Chicago. En revanche, les cours étaient quasi stables, plutôt orientés à la baisse, en Europe sur Euronext. Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix n’ont pas bougé en blé tendre, blé dur, orge fourragère et maïs.
Le mouvement de hausse outre-Atlantique était porté par des achats techniques (après les baisses des précédentes séances, notamment en blé) mais aussi en raison des fondamentaux : vents violents aux Etats-Unis, météo sud-américaine, bons comportements des exportations, baisse du dollar, pétrole en hausse, conditions économiques mondiales qui restent encourageantes malgré le variant Omicron de la Covid-19…
Hausse de la production estimée de maïs dans l'UE
Selon la Commission européenne et pour la campagne 2021/2022, la production européenne de blé - hors Royaume-Uni - est revue en légère hausse 130,6 Mt, contre 130,4 Mt précédemment. Les exportations demeurent stables à 32 Mt tandis que les stocks de fin de campagne sont estimés à 12,9 Mt, contre 12,7 Mt le mois dernier. En orge, la production a été relevée à 52,5 Mt sur un mois. Les stocks de fin de campagne ressortent à 4,5 Mt, contre 4,2 Mt précédemment. En maïs, la production européenne est révisée en hausse à 69,4 Mt, contre 68,4 Mt à fin novembre. Les stocks de fin de campagne sont prévus à 18,9 Mt, contre 17,9 Mt le mois dernier.
En Amérique du Sud, au 12 décembre et d'après des analystes locaux, la première culture de maïs au Brésil bénéficie de conditions météorologiques défavorables dans le sud du pays. En Argentine, les travaux de semis du maïs étaient réalisés sur 40 % des surfaces prévues (+9 points sur une semaine, 50 % en moyenne sur les cinq dernières années).
A surveiller ces jours-ci : des tensions politiques renforcées entre la Chine et les Etats-Unis à propos de la population ouïghoure (avec à la clé un nouveau tour de vis sur l’interdiction d’exportations chinoises vers les Etats-Unis) ; la mise en œuvre d’un tout nouveau traité sur les échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’Australie ; et le retrait des rayons, dans certains magasins de la grande distribution en Europe, de produits à base de bœuf en provenance du Brésil, soupçonnés d’être liés à la déforestation.
Côté commerce international, les dernières ventes états-uniennes en matière de blé ressortent à 650 600 t, au-dessus des espérances des analystes et celles de maïs à 2 703 100 t, dans les attentes des opérateurs.
Pour sa part, la Jordanie a acheté 60 000 t de blé d'origine optionnelle à un prix de 327,50 $/t C&F, pour chargement sur la seconde moitié de juillet 2022. Ameropa a vendu la totalité du volume.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.