Entre regain de demande en blé sur le marché international et craintes pour les cultures de maïs françaises, les cours ont progressé sur les marchés céréaliers français ce jeudi.
Le contrat Blé a observé une belle hausse sur sa première échéance (+10.75 euros/t) dans un contexte de retour des besoins sur la scène internationale. Après avoir acheté 640 000 t de blé, le Gasc égyptien serait de nouveau aux achats et rechercherait près de 120 000 t d’origine française ou russe. Le Pakistan serait également aux achats et rechercherait 300 000 t de blé.
A Chicago, les contrats Maïs et Blé évoluaient en sens inverse, le premier avec des conditions de culture favorables attendues (pluies prévues dans les prochains jours), et pour le second dans la perspective d’un potentiel accord sur la reprise des exportations de grains ukrainiens au départ de la zone mer Noire. Une réunion entre la Russie, l’Ukraine, la Turquie et les Nations unies est prévue aujourd’hui avec pour objectif la signature d’un texte permettant de rouvrir la mer Noire aux exportations. De nombreux points de désaccord restaient à traiter et la signature d’un texte semblait toutefois lointaine pour certains opérateurs du marché.
Côtés fondamentaux, le Conseil internationale des céréales a publié son rapport de juillet. Selon ce dernier, les productions mondiales de blé et de maïs 2022/2023 s’élèveraient respectivement à 770 Mt (769 Mt le mois dernier) et 1,189 Mdt (1,190 Mdt), les consommations à 780 Mt (779 Mt) et 1,202 Mdt (1,204 Mdt), et les stocks à 272 Mt (273 Mt) et 271 Mt (271 Mt). Par ailleurs, en Argentine, selon la bourse des grains de Buenos-Aires, les surfaces plantées pour la campagne 2022/2023 affichent un recul à 6,1 Mha contre 6,2 Mha estimés précédemment.
En France, alors que les travaux de récolte se poursuivent en céréales à pailles, les résltats sur une bonne partie de la moitié nord du pays s’avèrent rassurants, voire très bons selon les zones avec des rendements de très bons niveaux et des taux de protéines corrects. La coopérative Axéréal rapporte ce jour une « excellente qualité sanitaire, et une qualité technologique parfaitement adaptée aux attendus des clients des filières du groupe. Les taux de protéines sont satisfaisants (moyenne à 11.9 pour le blé tendre par exemple). Les rendements moyens sont dans la moyenne « olympique », mais se révèlent très hétérogènes d’une exploitation à l’autre. Les moyennes régionales sur la zone Axéréal sont comprises entre 40 et 100 qx/ha en blé tendre (filières meunerie, amidonnerie, etc.), l’orge (filières malt-bière et alimentation animale) oscille entre 65 à 85 qx/ha, et le blé dur (filière semoulerie-pâtes) termine avec un rendement supérieur à la moyenne, sur des fourchettes allant de 50 à 85 qx/ha. ».
On notera que les marchés financiers européens ont fini leur séance à l’équilibre, dans un contexte de relèvement des taux d’intérêt de la BCE. La démission du président du Conseil italien Mario Draghi a également apporté une dose d’incertitude.
Marchés physiques français du 21 juillet 2022 (base juillet pour les céréales)
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