Production Porc : la baisse du cheptel n’enraye pas celle des cours

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Le nombre de porcins continue de baisser dans l’Union.

Cette semaine encore, les cotations du porc se sont effritées sur plusieurs places (France, Pays-Bas). Le cours est resté stable en Allemagne et au Danemark. Sur toutes ces places de marchés, le commerce est presque paralysé. Il manque d’impulsion. La demande recule. Les abattoirs sont attentistes et sont peu aux achats. Dans le même temps, le manque d’offre continue de se faire ressentir sur le marché du porc européen.

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Baisse de 3 % du cheptel porcin

L’Ami a publié les dernières données sur le nombre de porcs recensé dans l’Union européenne (UE). En mai/juin 2023, l’UE comptait 136,3 millions de porcs, soit 3 % de moins qu’à la même période en 2022. Les effectifs ont particulièrement reculé en Roumanie (-9,8 %) et au Danemark (-9,6 %). La baisse est également marquée en Belgique (-7,5 %) et en Allemagne (-7,3 %). En France aussi le nombre de cochons affiche un repli de 4,1 %. La France maintient sa place de troisième producteur de l’UE avec 12,1 millions de porcs. Seule l’Espagne a vu son cheptel progresser, + 4 %. Le premier producteur communautaire détenait 33,9 millions de porcs au début du printemps. Malgré cette hausse en mai/juin sur un an, le marché du porc espagnol patine aussi. La demande nationale se tasse et le commerce vers les pays-tiers s’écroule. L’interprofession de porc nationale table sur une baisse totale de la production de 6 % en 2023 comparé à 2022.

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