N’oubliez pas la fièvre Q en élevage caprin !

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L'étude montre que le vaccin contre la fièvre Q n'est pas utilisé en préventif, comme cela devrait être, mais principalement en curatif. Crédits : © B. Morel

Alors que près de trois troupeaux caprins sur cinq ont été touchés ou sont actuellement touchés par la fièvre Q, une étude du comité d’experts sur cette maladie fait état d’une grande méconnaissance de celle-ci par les éleveurs et les vétérinaires. Ce comité fièvre Q, composé de vétérinaires spécialisés dans les ruminants, a pour vocation de redynamiser la lutte contre la fièvre Q, d’enrichir les connaissances que nous en avons et sensibiliser les professionnels, éleveurs, vétérinaires et médecins généralistes.

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L’étude menée par l’institut Via Voice fait un constat alarmant : près de 30 % des éleveurs de ruminants et 20 % des vétérinaires ne connaissent pas les symptômes de la fièvre Q. Rappelons que cette maladie infectieuse, causée par la bactérie C. burnetii, touche statistiquement 61 %  des élevages caprins français et que sa contagiosité est forte entre les animaux (41 % de prévalence intra-troupeau caprin) mais également d’animal à humain. Pourtant, 67 % des éleveurs interrogés ne considèrent pas que leur élevage soit exposé à un risque de fièvre Q. Plus inquiétant encore, plus de la moitié des éleveurs qui ont été confrontés à la maladie n’ont pas mis en place sur leur exploitation de mesures de protection pour eux ou leurs salariés. Pour Christophe Brard, président du comité d’experts « la mise en place de ces gestes de protection représente à l’heure actuelle la plus grosse marge de progression à cibler. Il existe toute une panoplie de moyens de protection, allant des gants et masques jusqu’à la vaccination qu’il est nécessaire de connaître et de maîtriser. »

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L’étude montre également que le vaccin, qui existe bel et bien, est utilisé dans la majorité des cas en curatif et non en préventif. Eric Collin, vétérinaire praticien en rural, souligne : « engager un éleveur dans un plan de lutte est lourd, aussi nous devons être sûrs de notre diagnostic. Or beaucoup des symptômes de la fièvre Q ne sont pas spécifiques et nous manquons d’une connaissance fine de la maladie. » Les membres du comité fièvre Q exhortent de ce fait les professionnels à davantage déclarer les avortements qui se produisent sur les troupeaux, afin de mieux identifier la cause et resserrer les mailles du filet anti-fièvre Q.

Le comité fièvre Q publie une série de fiches explicatives sur la maladie, à destination des éleveurs et des vétérinaires, qui seront disponibles gratuitement en ligne.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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