À Vodable, dans le Puy-de-Dôme, Jean-Luc Cormier a bâti de ses mains un élevage de vaches Salers en race pure, alliant tradition et passion des concours bovins. Malgré la sécheresse et la chute des prix de la viande, il continue de mettre en avant ses animaux, fierté de son travail.
Installé en 1997 hors cadre familial, Jean-Luc Cormier a bâti de ses propres mains l’intégralité de son exploitation. Aujourd’hui, il est à la tête d'une ferme de 100 hectares et élève 60 vaches Salers en race pure. Jean-Luc Cormier a choisi la race Salers pour sa docilité, son autonomie lors des vêlages et ses qualités laitières, essentielles pour l’élevage des veaux. Ce week-end, il conduira Skipy, un taureau de 5 ans et 2 doublonnes au concours National à Issoire. Il fera ainsi partie des 15 élevages puydomois à concourir.
Les concours de race bovine, une vitrine, un défi et une passion
L’éleveur est passionné par les concours bovins. Les récompenses accumulées au fil des années ornent d’ailleurs fièrement la façade de son bâtiment. Toutefois, ce n'est pas moins l’orgueil que procure la participation à de tels événements que la convivialité qui a entraîné Jean-Luc Cormier sur ce chemin-là.
C'est toujours des bons moments à passer avec les copains et les collègues. »
Pour l’éleveur, participer aux concours, c’est avant tout une manière de situer son élevage et ses animaux par rapport aux autres. « À la maison, on a tous les meilleures bêtes ; ce n'est que dans les concours que l'on peut voir si c'est réellement le cas », affirme-t-il.
Les concours sont aussi l’opportunité de faire connaître son travail et son nom. Une partie de ses animaux est vendue pour la reproduction, l’autre pour l’engraissement.
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La sécheresse et la baisse des prix pèsent sur l’élevage bovin viande
La chute récente des cours de la viande, avec une baisse de 1,20 €/kg par rapport à 2025, complique néanmoins la situation dans l’élevage. Comme tous les éleveurs français, Jean-Luc Cormier subit de plein fouet la sécheresse.
On se demande quand ça va s'arrêter et surtout on espère que l’année prochaine sera meilleure. »
Depuis le mois de juillet, il distribue du foin à ses Salers, entamant dangereusement les stocks de l’hiver. La situation aurait pu mettre à mal sa participation au National et même au départemental fin août. « Avec le manque d’herbe, j'ai été contraint d'adapter la préparation des animaux. » Jean-Luc Cormier a dû acheter des aliments spécifiques pour ses bêtes de concours.
Une passion intacte malgré les difficultés
Malgré ces défis, l’éleveur persiste dans les concours, qu’il considère comme une parenthèse de vie et de convivialité. Ce week-end, au National Salers d’Issoire, il défilera avec fierté avec Skipy, acheté à 9 mois, fils de Micky, un champion national.
Ils seront 15 éleveurs du Puy-de-Dôme à participer au concours, avec 68 animaux présentés, dont 7 veaux.
En amont, les membres du syndicat Salers du Puy-de-Dôme et les Jeunes Agriculteurs du canton installent les équipements nécessaires pour l’événement. Une mobilisation qui reflète l’attachement de ces éleveurs à leur métier et à leur passion, quels que soient les aléas et les défis.