L’ensemble des structures adhérentes à l’Interprofession départementale (éleveurs, groupe Altitude, Cemac, Adeca 15, syndicats des artisans-bouchers et des négociants en bestiaux du Cantal) se sont retrouvées la semaine dernière pour l’assemblée générale d’Interviande Cantal. La séance a commencé par la présentation du bilan des activités 2006 : il montre la présence de l’Interprofession lors de manifestations pour faire connaître et promouvoir la filière viande bovine du Cantal ainsi que des actions d’accompagnement des éleveurs dans la valorisation des viandes de qualité (formations à l’engraissement). Etat des lieux des filières
Le thème principal de cette assemblée générale était de faire l’état
des lieux des démarches interprofessionnelles cantaliennes, à savoir :
Boeuf du Cantal, Label rouge salers, Boeuf de montagne. Ces échanges
ont amené Bruno Dufayet, président d’Interviande Cantal, à s’inquiéter
du comportement des abatteurs dans leur engagement vis-à-vis des
filières interprofessionnelles. En effet :
- Bœuf du Cantal tente de redynamiser sa démarche par la mise en place
d’une contractualisation, d’une planification et d’une grille de prix
pour ses génisses afin de donner une lisibilité plus importante aux
producteurs. Cependant, les artisans-bouchers et les négociants en
bestiaux ne sont pas prêts à s’engager sur une grille de prix
prédéfinie, pourtant essentielle pour chaque acteur de ce type de
démarche.
- Label rouge salers : aujourd’hui, les volumes sont quasiment
inexistants (une dizaine de boucheries servaient la viande labellisée
début 2006, une seule actuellement). Le manque d’engagement de l’aval
dans la commercialisation entraîne une démotivation des producteurs
dans la démarche. Cependant, ces éleveurs se doivent aussi de respecter
leurs engagements de production, car ils sont essentiels à la vie
d’une filière, a noté l’interprofession.
- Bœuf de montagne : l’Interprofession avait appris avec satisfaction
le rapprochement entre l’association Bovi-Montagne et Covial afin que
les animaux de la démarche “montagne” soient abattus et découpés dans
le Cantal. Après de longs mois de négociations, c’est avec déception
qu’elle constate le refus de Covial de participer à la démarche.
“Dans un département comme le Cantal, la production d’animaux de
qualité correspond complètement aux attentes des consommateurs. Il
serait fort dommageable que, demain, nous soyons, pour diverses
raisons, dans l’incapacité de nous organiser à la fois pour répondre à
ces attentes ainsi que pour valoriser la production des éleveurs
cantaliens”, a déploré le président d’Interviande.
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