Pep Caprin Le Pep caprin a organisé une journée portes ouvertes sous le soleil de l’Ain

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Les chèvres du Gaec les Chamoisées en pâture
On fabrique aussi du Comté dans l'Ain...
Yves Lefrileux, Institut de l'élevage
Le bâtiment en bois
Sylvie Morge, Pep Caprin
Séverine Nicolas, présidente du Syndicat caprin de l'Ain
Verre de l'amitié
Le matin pour les rendus techniques
Atelier sur le pâturage
La filière caprine de Rhône-Alpes s’est rassemblée sous le soleil et dans l’Ain lors des journées portes-ouvertes du Pep caprin. Crédits : © D. Hardy
Repas à base de produits locaux et fermiers (le séchage en grange dans le fond)
Alain Pommaret de la station caprine du Pradel a présenté les résultats sur les refus dans l'alimentation fourragère des chèvres. Crédits : © -
Repas à base de produits locaux et fermiers

Environ 200 chevriers et techniciens de Rhône-Alpes se sont engouffrés sous la bâche du hangar tunnel du Gaec les Chamoisées à Innimond. Le 18 octobre dernier, la journée portes-ouvertes du Pôle d’expérimentation et de progrès (Pep) Caprin de Rhône-Alpes se tenait pour la première fois dans l’Ain. Séverine Nicolas, la présidente du syndicat caprin de l’Ain, sourit : « la chèvre et le fromage de chèvre sont une tradition ici car, dans toutes les fermes, il y avait une ou deux chèvres ». Aujourd’hui, 90 élevages, tous fromagers fermiers, sont répartis sur l’ensemble de ce département rural.

Pour ces journées studieuses mais dans une ambiance amicale, les présentations techniques sur l’alimentation, la gestion des effluents et la technologie fromagère se sont suivies durant la matinée. Le midi, comme lors d’une fête de village, de grandes tablées ont permis de continuer les échanges sous le soleil et autour d’un repas à base de produits locaux et souvent caprins (terrine et saucisson de chèvre, fromages régionaux…). L’après-midi, les ateliers autour du pâturage, de la fromagerie ou du séchage en grange détaillaient les sujets techniques.

Pour Catherine et Yoann Bernard, les membres du Gaec des Chamoisés qui recevaient chez eux, ce fut l’occasion de montrer leur nouveau bâtiment en bois « quatre étoiles ». Construite en 2009 pour 75 000 euros, la chèvrerie de 100 places se prolonge par un séchage en grange de 400 mètres carrés. Le hangar, les deux cellules de séchages et le ventilateur avec récupérateur de chaleur leur a coûté 90 000 euros mais avec environ un tiers de subvention. Avec cet investissement, Catherine et Yoann espèrent développer leur autonomie alimentaire en valorisant autant l’herbe par le pâturage que par le foin séché.

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Gestion des refus : Plus on leur en donne et plus elles en mangent

La station caprine du Pradel à Mirabel (Ardèche) a comparé l’ingestion de deux lots de 60 chèvres alimentées avec la même ration mais avec deux niveaux de refus de 5 % et de 20 %. Dans le lot à 20 % de refus, en laissant à disposition un bonus de 600 grammes de foin de graminées, chaque chèvre en a ingéré 120 à 140 grammes par jour en plus. Mais cette légère ingestion supplémentaire n’a eut que peu voire pas d’effet sur la production laitière.

La même expérience réalisée avec des foins de luzerne montre des résultats plus intéressants. En distribuant 900 grammes brut de rab de foin de luzerne, les chèvres en ont avalé 240 grammes de plus. Mais, cette fois, un effet positif sur la production de lait à été noté : une hausse de 0,4 kg de lait par jour mais accompagnée d’une baisse de 2,4 point de taux butyreux.

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