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Le lait de chèvre bio doit être revalorisé

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Pâturage des chèvres au fil, GAEC Bellevue Crédits : © CIVAM du Haut Bocage

Les éleveurs caprins bio du Civam du Haut Bocage calculent tous les ans leurs coûts de production et avaient alerté en mai dernier sur la nécessaire revalorisation du prix du lait de chèvre, car même en diminuant leurs coûts alimentaires, ils ne parviennent pas à se rémunérer convenablement.

Rémunérer pour garantir l'attractivité

La Fédération Régionale Caprine de Nouvelle-Aquitaine & Vendée (FRCAP) soutient leur initiative en appuyant leur demande de revalorisation dans un communiqué, qui justifie "cette revendication s’inscrit dans la nécessité permanente que les éleveurs caprins, tant en agriculture biologique qu’en agriculture conventionnelle, bénéficient d’un revenu décent estimé à deux SMIC/UMO/an au regard de leur travail et de leurs responsabilités". Elle alerte sur la faible attractivité de ces métiers trop peu rémunérateurs alors même que la pyramide des âges exige des installations.

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Pour obtenir ce revenu minimal, il faudrait payer le lait 1167 €/1000 litres. Pour la FRCAP, le prix du lait de chèvre AB "doit correspondre au marché des fromages de chèvre en AB qui est distinct de celui du marché des fromages de chèvre en conventionnel".

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