Après la baisse des émissions de gaz à effet de serre et le stockage de carbone, l’albédo des prairies, phénomène physique qui traduit la capacité d’une surface à réfléchir plus ou moins vers l’espace, le rayonnement solaire, peut potentiellement être utilisé comme un levier d’atténuation du réchauffement climatique. Un albédo élevé traduit une forte capacité de réflexion et inversement. Les prairies ont ainsi, en tendance, un albédo supérieur aux cultures, dont l'albédo est supérieur au sol nu (terres de craie exceptées).
Mieux caractériser la variabilité spatio-temporelle de l’albédo des prairies en France, par des mesures réalisées en fermes expérimentales, par satellite optique et radar à haute résolution, pour différentes modalités de gestion des prairies et situations pédoclimatiques
Identifier et quantifier des leviers d’augmentation de l’albédo dans un but d’atténuation du changement climatique, de la parcelle jusqu’à l’échelle des territoires
Renforcer les arguments en faveur d’un élevage herbivore durable qui repose sur une utilisation optimale des prairies
Dans ce cadre, les 10 sites de mesures retenus permettront de couvrir une large gamme de contextes pédo-climatiques.
Ce projet est piloté par l’Institut de l’élevage et l’Université Paul-Sabatier- Centre d’études spatiales de la biosphère - sous la quintuple tutelle de l’Université Paul Sabatier, du CNRS, du CNES, de l’IRD et de l’Inrae.