L’agrivoltaïsme doit être une coconstruction

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La centrale du site de Verneuil dans la Nièvre occupe plusieurs parcelles pour un total de 70 hectares et une puissance de 43 MWc. Crédits : © C. Rainon - chambre d’agriculture de la Nièvre

« Les éleveurs ovins sont très sollicités par les développeurs de centrales photovoltaïques au sol. Il était donc important pour la filière de se saisir de la question. On commence à avoir un peu de recul. Dans ce type de réalisations, la production agricole doit être le cœur du projet économique. Le choix du développeur est donc essentiel. Ce dernier doit montrer une réelle écoute et pouvoir s’adapter à la demande de l’éleveur, à la production agricole. Attention à ceux qui arrivent sur le marché et pensent qu’il suffit de mettre des panneaux sur des parcelles ! », prévient Audrey Desormeaux, chargée de mission à la Fédération nationale ovine (FNO).

La gestion du pâturage doit être au centre de ces projets. La conception de la centrale doit faciliter au maximum l’exploitation des terres par les animaux, notamment en matière d’implantation des équipements (confort, contention et abreuvement des animaux, hauteur des tables, espacement des rangées, protection des équipements électriques, étanchéité et solidité des clôtures, intégration paysagère, accès, gestion et surveillance, conditions de travail, entretien sous les clôtures…). Les mono pieux sont par exemple plus faciles d’entretien. Plus on optimise la gestion par le pâturage, moins il y a de travail et plus on dispose de ressources pour les animaux.

Prendre en compte la végétation

« Un diagnostic initial de la végétation devra être réalisé afin de prévoir les semis pour la réimplantation des prairies qui auront été dégradées par les travaux. La possibilité d’un réensemencement, au cas où le potentiel fourrager venait à diminuer, doit être anticipée. Des espèces adaptées favorisant l’ombrage doivent être choisies. Les périodes de pluies sont à éviter pendant la construction pour ne pas dégrader les sols. Il faut également penser au lieu de repli des animaux pendant les travaux qui peuvent durer deux ans. » Il y a donc tout un travail à conduire à partir du projet agricole et de la gestion du pâturage sur les surfaces.

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Pour assurer la pérennité de l’activité agricole (autonomie alimentaire et économique), la FNO recommande de ne pas dépasser 30 % de la SAU de l’exploitation (ou plus de 50 hectares). Idéalement, les terres à faible potentiel sont à privilégier.

Cas particulier

Être en mesure de produire

« Attention en cas d’accident sanitaire. Il doit être prévu dans le contrat car il faut toujours rester en mesure de produire. Car en l’absence de volonté de produire, le développeur peut tout à fait mettre en place quelqu’un d’autre », prévient Audrey Desormeaux de la FNO.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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