Les premières estimations de la récolte de miel 2026 sont à un tassement qui cache de grandes disparités, puisque la production était dynamique au printemps mais a plongé lors de l’été caniculaire.
Près de 34 000 tonnes, ce pourrait être la production française de miel en 2026 selon une étude conduite pour InterApi par Agrex Consulting. C’est 2,5 % de moins que l’an dernier, mais plus que la moyenne décennale. L'Unaf, syndicat apicole, a produit sa propre estimation : 18 à 20 000 t, en baisse aussi sur un an. Les chiffres définitifs ne seront publiés par FranceAgriMer que dans plusieurs mois.
Les conditions météo étaient favorables au printemps, ce qui s’est traduit par une hausse de la production de miel toutes fleurs (8 100 tonnes, +66 % sur un an) et de miel de colza (3 400 t, +40 %). « Ces deux productions représenteraient respectivement 24 % et 10,2 % de la récolte nationale fin 2026, contre 14,1 % et 7,1 % en 2025 » indique InterApi.
A l’inverse, la production de miel de l’été a été pénalisée par les fortes chaleurs. C’est notamment le cas en miel de lavande, avec seulement 400 tonnes (-70 % sur un an) contre 1 500 tonnes les années favorables. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la récolte totale de miel reculerait de 12,1 % par rapport à 2025. La Bretagne aurait en revanche vu sa production progresser nettement (+68 %).
« certains apiculteurs s’inquiètent même des capacités de leurs colonies à passer l’hiver ».
Des aléas climatiques qui inquiètent les apiculteurs
Les canicules de l’été ont fragilisé les abeilles, indique l’interprofession, qui ajoute « certains apiculteurs s’inquiètent même des capacités de leurs colonies à passer l’hiver, tandis que la pression du frelon asiatique reste importante dans la quasi-totalité des régions, tout comme le varroa sur certains territoires ».