Le détroit d’Ormuz et le canal de Suez sont des passages obligés pour les navires bétaillers en provenance notamment d’Amérique du Sud qui acheminent des animaux vers le Moyen-Orient. La guerre en Iran bloque ces bateaux en mer.
L’association environnementale Robin des Bois s’inquiète du sort des vaches, moutons et chèvres exportés depuis l’Amérique du Sud, l’Union européenne et les pays de la corne de l’Afrique vers l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Liban, l’Irak, Israël et la Jordanie. Elle estime à 70 000 le nombre d’animaux bloqués en Méditerranée orientale et dans la mer Rouge.
D’autres navires sont bloqués dans le détroit d’Ormuz comme le MV Al Kuweit qui transporte des animaux australiens, dénonce Peta Australie qui appelle à cesser immédiatement les envois d’animaux vivants vers le Moyen-Orient.
Les attaques israélo-américaines ont entraîné des représailles iraniennes dans le détroit d’Ormuz. En parallèle, les rebelles Houthis menacent à nouveau la navigation en mer Rouge.
Des navires bétaillers coincés
L’association comptabilise six navires bétaillers dans les zones en conflit, partis de la corne de l’Afrique (Soudan, Somalie), de Syrie, Du Brésil, de Slovénie et du Brésil. Ils se dirigeaient vers l’Arabie saoudite, les Émirats arabe Unis ou Israël. Sept autres bateaux sont actuellement en mer et se dirigent vers la zone du conflit, en partance du Brésil, d’Uruguay, d’Ukraine et de Jordanie. L'association s'est seulement penchée sur la partie occidentale de la zone de conflit, le nombre de navires bétaillers dans le golfe persique, la plupart en provenance d'Australie, n'est pas connu.
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« En temps normal, les conditions de parcage à bord sont déplorables. En temps de guerre, d’épidémie mondiale, d’épizootie ou de l’indisponibilité du canal de Suez, elles sont infernales à cause des refus et retards de débarquement » dénonce l’ONG.
3 000 navires marchands avec à leur bord environ 15 000 marins sont aussi concernés.