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Foie gras : « L'excédent commercial augmente sur l'année 2025. C’est très encourageant »

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Selon l’étude CSA de décembre 2025 réalisée pour le Cifog, 66 % des Français estiment que le foie gras doit être proposé dans les restaurants tout au long de l’année. Crédits : © Catherine Takougang

La filière foie gras améliore nettement son solde commercial en 2025, portée par la forte baisse des importations. La profession travaille sur la réouverture de marchés asiatiques clé mais s’inquiète des retombées de l’augmentation de la production de foie gras en Chine. 

« L'excédent commercial augmente sur l'année 2025. C’est très encourageant » se félicite Marie Laborde, directrice adjointe du Cifog, au cours d’une conférence ce 30 mars. 

 

Evolution de la balance commerciale du foie gras (Lignes)

 

Le solde de la balance commerciale s’est renforcé de 10 millions d’euros et affiche un excédent de 35,6 millions d’euros. Cette amélioration repose en grande partie sur la baisse de 26 % en volume des importations sur un an, en raison de foyers d’influenza aviaire en Hongrie et en Bulgarie.  Ce repli est particulièrement marqué pour le foie gras cru, ce qui vient compenser les performances à l’export en baisse de 4 % sur un an.  Ceux-ci sont pénalisés par les restrictions sanitaires toujours en vigueur dans plusieurs pays tiers.  La filière poursuit ses démarches pour rouvrir ces débouchés, notamment en Asie.

Lire aussi : Foie gras : « Les chiffres 2025, confirment la dynamique engagée en 2024 » 

Le foie gras français toujours bloqué au Japon

« Les négociations de réouverture avec le Japon sont toujours en cours. En revanche, en Thaïlande, il n’y a pas d’avancée », indique Fabien Chevalier, président du Cifog.

«Si le Japon rouvre à l’approvisionnement français, d’autres pays asiatiques pourraient suivre » 

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Le fait que le Japon soit actuellement touché par l’influenza aviaire, avec plus de 50 millions de volailles perdues, pourrait accélérer l’ouverture de son marché, étant donné que le pays envisage désormais la vaccination, à l’image de la France. « Si le Japon rouvre à l’approvisionnement français, d’autres pays asiatiques pourraient suivre » indique le président de l’interprofession.

La Chine monte en puissance sur le marché du foie gras

« Une menace à suivre est celle de la Chine dont le potentiel de production en foie gras augmente » annonce le président du Cifog. Le pays est devenu depuis deux ans le deuxième producteur mondial, derrière la France. Or les standards de production ne sont pas alignés à ceux de l’Union Européenne. Comme le confirment les membres du Cifog, pour l’instant rien n’indique que la Chine exporte déjà son foie gras. La France continue d’exporter son foie gras vers ce pays d’Asie, mais la demande interne se porte davantage sur une qualité premium. 

« Si la Chine se retrouve en excédent sur sa production, elle pourrait devenir un concurrent direct de la France sur ses marchés à l’export.»

« Si la Chine se retrouve en excédent sur sa production, elle pourrait devenir un concurrent direct de la France sur ses marchés à l’export.  C’est un pays agressif sur ses exportations animales » affirme Adrien Mary, Délégué Général de la Fiac (Fédération des industries d’aliments conservés)

Le Cifog réclame l’étiquetage de l’origine du foie gras en restauration 

La profession souhaite obtenir l’identification de l’origine du foie gras en restauration auprès des législateurs. « Aujourd’hui le champ réglementaire ne s’applique qu’aux viandes », explique Marie Pé, directrice du Cifog. 

« Aujourd’hui le champ réglementaire ne s’applique qu’aux viandes »

Cet enjeu d’identification de l’origine est d’autant plus stratégique que la restauration constitue le principal débouché des importations de foie gras. « Nous nous battons pour que cela change » informe cette dernière. « Avec la montée de la production chinoise, nous ne sommes pas à l’abri d’importations en provenance de ce pays », alerte Adrien Mary.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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