En poulet label rouge, la marge poussin aliment a atteint en 2019 43,60 €/m2/an en 2019, en baisse de 1,5 % par rapport à 2018 (souches jaunes, blanches et noires hors liberté). Après une hausse importante entre 2012 et 2015 (45,90 €), la MPA s’érode régulièrement. L’étude confirme la forte variabilité des marges selon l’organisation de production, celles-ci évoluant globalement de 35 à plus de 50 €/m2/an. Ces données sont issues de l’enquête annuelle menée par l’Itavi pour le compte du syndicat des labels avicoles Synalaf et dont les résultats de 2019 ont été récemment publiés. L’enquête a porté sur 55,8 millions de poulets, soit 57 % du nombre total de poulets labellisés en France.

LIre aussi : L'enquête avicole 2019 montre une évolution contrastée des marges brutes selon les espèces

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Simulation du revenu net

Concernant les performances techniques, la baisse de 2,4 % de la productivité annuelle s’explique en partie par une moindre rotation des lots. Le gain moyen quotidien est stable, tandis que la mortalité a progressé. L’indice de consommation revient à son niveau le plus bas (3,04). Les charges variables ont augmenté de 3,5 % du fait d’une hausse des frais de désinfection, de l’enlèvement et de la litière tandis que les frais de chauffage ont baissé. Cela contribue à une baisse de la marge brute de 3,8 % (29,48 €/m2/an). L’étude réalise par ailleurs une simulation de coût de production en utilisant le prix d’aliment calculé par l’Itavi. Dans l’hypothèse d’un élevage de 4 poulaillers (deux de moins de cinq ans et les deux complètement amortis), le revenu net annuel de l’éleveur serait de 15 759 € pour 1 600 m2, soit 21 008 € pour un UTH.

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