Enrubannage : un menu de « choix »

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110 € : c’est le prix de la tonne de matière sèche d’un enrubannage de prairie temporaire de cinq ans, frais de mécanisation, d’intrants et de main d’œuvre inclus selon la chambre d'agriculture de la Creuse. Crédits : © Ciirpo

Dans certains systèmes fourragers, l’enrubannage est une solution pour faire un maximum de stock au printemps. Il est bien sûr impératif de mettre en œuvre des qualités de récolte et de conservation irréprochables. Un aliment minéral et vitaminé contenant de la vitamine B1 est à privilégier lors de sa distribution.

« Choisir un minéral avec de la vitamine B1 »

Si les conditions de récolte et de conservation sont bonnes, 100 mg de vitamine B1 par kilo d’aliment minéral vitaminé suffisent. En cas de doute sur la qualité, il est préconisé de sécuriser avec 1 000 mg/kg. Cette indication est notée dans la liste des additifs de l’étiquette.

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Les brebis qui allaitent en priorité

Les enrubannages récoltés précocement sont à réserver en priorité aux brebis qui allaitent. Il est également possible de distribuer quelques bottes aux agneaux d’herbe lors de la rentrée en bergerie afin de faciliter la transition. Pour les brebis, l’enrubannage peut être rationné à environ 1 kg de matière sèche par jour. Ce mode de distribution est fortement conseillé en fin de gestation afin de limiter les prolapsus. En lactation, le rationnement du fourrage humide et la mise à disposition de sec (foin ou paille) limitent les risques sanitaires. Si la botte est offerte à volonté dans un râtelier, il est utile d’évaluer le niveau de consommation. Il faut compter environ 2 kg de matière sèche distribués par brebis en lactation et par jour. Pour faire le calcul, sachez qu’une botte d’enrubannage de diamètre 120 et dosant 60 % de matière sèche pèse environ 240 kg de matière sèche.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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