Le groupe Ecotone (marques Blorg, Bonneterre, AlterEco…) affiche une croissance de son chiffre d’affaires en 2025 et annonce des perspectives positives pour 2026 car le bio répond aux attentes sociétales. Néanmoins, son président ne cache pas ses craintes pour ses approvisionnements, alors que l’amont agricole bio est fragilisé.
Le marché du bio a renoué avec la croissance en 2025, pour la deuxième année de suite. Une conjoncture favorable qui a bénéficié à Ecotone (Bjorg, Bonneterre, Clipper, Alter Eco), leader du bio et du végétal en France et en Europe. Il affiche une croissance de 4,8 % de son chiffre d’affaires en 2025 à 708 millions d’euros.
« En GMS, l’épicerie bio croît trois fois plus vite que le conventionnel » se réjouit Christophe Barnouin président d’Ecotone, lors de la présentation des résultats annuels de la société à mission. Il indique une croissance de 4,6 % en valeur pour l’épicerie bio, contre 1,4 % pour les PGC-FLS. « Le marché de l’épicerie est tiré par les volumes, pas seulement par l’inflation » précise-t-il, (+2,7 % en volume), même si le secteur a été pénalisé par « les fortes inflations sur le cacao, le café et la noix de coco ».
« Nous misons sur l’accessibilité prix »
Un bio plus démocratique
Le président insiste sur l’amélioration de la pénétration du bio, avec un taux de 86,4 % qui a progressé de 1,5 point en 2025, soit 550 000 foyers acheteurs supplémentaires.
« Nous misons sur l’accessibilité prix, par exemple sur les boissons végétales, Bjorg peut être moins chère que la marque nationale en GMS » explique le président. Une des marques du groupe Ecotone est présente dans 45 % des foyers français. « Nous investissons dans la promotion dans les médias et nous faisons des efforts pour arriver dans tous les circuits, avec des propositions de snacking sains dans les gares chez Relay, mais aussi Clipper chez Mc Donald’s ». Les produits du groupe arriveront ainsi dans les distributeurs Selecta en 2026.
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Ecotone a lancé une soixantaine d’innovations l’an dernier, notamment sur la nutrition fonctionnelle, des céréales sans sucres ajoutés, des produits enrichis en fibres et en protéines.
« L’innovation est un moteur de la reprise du marché bio »
« L’innovation est un moteur de la reprise du marché bio », précise Christophe Barnouin, qui annonce la poursuite de la diminution du sucre dans les biscuits et des lancements de boissons végétales pour enfants. Ce sans oublier les dimensions plaisirs « avec des nouveaux parfums bio pour les infusions Clipper, les usages barista pour Bjorg avoine ». D’autant plus que « la grande distribution reconnaît ces innovations comme moteur de croissance », conclut-il.
Après un rajustement du parc de magasin débuté en 2021, le chiffre d’affaires alimentaire du réseau bio spécialisé a reculé en 2022 et 2023. Le retour de la croissance en valeur en 2024 (+2,2 %) a été plus que confirmé en 2025 (+7 %), avec une belle dynamique en volume (+5,5 %). « On est sûrs que la conjoncture morose n’aide pas, les pouvoirs publics non plus. La croissance du bio est portée par les attentes santé » juge Christophe Barnouin, évoquant les inquiétudes sur les pesticides qui ont culminées lors de la pétition contre la loi Duplomb.
« La demande de produits bio va grandir de 3 à 5 % en France en 2026 »
L’amont agricole bio fragilisé
Préoccupation forte du président, le maintien de la production bio en France. « La demande de produits bio va grandir de 3 à 5 % en France en 2026 mais l’amont agricole bio se fragilise » s’inquiète-t-il, en appelant au maintien de l’Agence Bio « qui joue un rôle fort pour les installations des jeunes ».