En Drôme-Ardèche, dix-sept projets d’hydrologie régénérative avec zéro reste à charge pour les agriculteurs

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En vallée du Rhône, les premiers retours qualitatifs sont bons vis-à-vis de la pluie. Crédits : © A. Malard

Pour s’adapter au changement climatique, deux communautés de communes du nord de la vallée du Rhône ont lancé un projet collectif d’aménagement des parcelles agricoles en hydrologie régénérative. Dix-sept exploitations ont pu en bénéficier à ce jour.

Pas moins de 63 hectares concernés sur un territoire qui s’étend sur les appellations saint-joseph, crozes-hermitage, saint-péray, cornas : c’est le bilan à date d’un projet mené par Arche agglo et Rhône-Crussol pour s’adapter au changement climatique. Depuis 2025, 17 aménagements d’hydrologie régénérative ont été menés à bien, dont 8 en viticulture. En cumulé, 4,5 km de haies ont été plantés.

Grâce aux financements de l’agence de l’eau (70 %), de la CNR (1) (25 %) et des deux communautés de communes, ces aménagements n’ont rien coûté aux agriculteurs. En contrepartie, après avoir participé à la conception, ils se sont engagés à être présents pendant les travaux et à entretenir les plantations les deux premières années.

Les premiers retours qualitatifs sont bons vis-à-vis de la pluie. « Mais il est trop tôt pour estimer les effets sur les rendements ou les sols », précise Laura Castillo, chargée de mission agriculture et alimentation à Arche agglo. Un suivi scientifique va débuter cette année pour objectiver les résultats. Un nouvel appel à manifestation d’intérêt est prévu d’ici la fin 2026.

(1) Compagnie nationale du Rhône
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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