Depuis le 1er janvier, 20 entreprises du secteur seraient déjà en défaillance. « Plusieurs entreprises ont fermé ou annoncé la fermeture de sites de production de charcuterie. Et les prévisions de la Banque de France sont des plus pessimistes pour fin 2023-début 2024 », souligne la fédération. En cause, la flambée des coûts de production, des matières premières agricoles, de l’énergie, de la logistique, des emballages… « non répercutées complètement auprès de leurs clients distributeurs ».
La solution ? « La compression des marges des distributeurs historiquement très élevées sur la charcuterie est indispensable pour permettre aux produits de rester accessibles aux consommateurs. » La Fict rappelle que, selon l’observatoire de la formation des prix et des marges, le taux de marge nette du rayon a augmenté de 40 % entre 2020 et 2021, passant de 6,9 % à 9,7 %. « Il est ainsi quatre fois plus élevé que la moyenne des rayons étudiés. »