De l’herbe en plus avec le pâturage en mini-parcelles

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On l’appelle techno-pâturage, techno-grazing, pâturage tournant dynamique ou cellulaire. Cette technique est basée sur le principe du fil avant/fil arrière ou sur la constitution de petits paddocks. Les brebis changent de mini-parcelles tous les uns ou deux jours. Ce mode de pâturage repose sur un principe décrit par le français André Voisin dans son ouvrage Productivité de l’herbe (1957). Selon lui, pour mieux utiliser l’herbe, il est indispensable de maximiser la photosynthèse en maintenant l’herbe au stade feuillu.

Pendant 5 ans, le pâturage cellulaire a été comparé à un pâturage tournant « classique »

En pratique, la conduite du pâturage cellulaire se caractérise par les trois règles suivantes. D’une part, le chargement instantané est très élevé (nombre de brebis à un moment donné sur la parcelle) : de 300 à 1 000 brebis par hectare. D’autre part, le temps de séjour par cellule (c’est le nom donné aux mini-parcelles) est très court : un à deux jours. Enfin, le temps de retour sur les cellules varie de 21 à 50 jours selon les saisons. En théorie, le phénomène de tri par les brebis serait ainsi limité, le pâturage plus homogène et le potentiel de la prairie mieux valorisé.

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Les premières références

Les éleveurs qui ont mis en application ce mode de pâturage témoignent tous d’une amélioration de la productivité de la prairie. Pour le quantifier et déterminer si cette loi était vérifiée sur tous les types de prairies, une étude a été conduite pendant cinq ans au Centre interrégional d’information et de recherche en production ovine (Ciirpo) sur le site expérimental du Mourier. Les performances de deux mini-exploitations identiques en matière de nature des prairies et de surface (15 hectares et 150 brebis) ont alors été comparées. Les brebis étaient conduites en pâturage cellulaire sur l’une d’elle ; en pâturage tournant « classique » sur l’autre. Les niveaux de chargement instantané (nombre de brebis par hectare à un moment donné) étaient en moyenne près de quatre fois plus élevés en mode cellulaire. Dans les deux modes de pâturage, le rendement annuel des prairies et l’évolution de la composition de leur flore ont été mesurées. Les parasites internes des animaux ont été observés à la loupe.

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