La filière bio, enlisée dans une crise ces dernières années, semble présenter quelques perspectives positives.
« Le bio va un peu mieux que ces deux dernières années. On est arrivé à un plancher », avance Sylvain Reverchon, directeur adjoint de l’INAO, hier, à Paris lors d’une table ronde organisée par la Coopération agricole. « Quelques signes montrent que les choses pourraient reprendre d’une meilleure façon en fruits et légumes », renchérit-il.
D’après Kantar, les achats des ménages enfruits frais bio ont augmenté de 9,9 % au troisième trimestre 2024 sur un an. En légumes frais bio, la hausse est de 4,3 %. « Les fruits et légumes portent les magasins bio depuis quelques années. Les consommateurs comprennent que l’écart des prix entre le bio et le standard n’est pas si important », ajoute Fabien Foulon, consultant pour Retail&Detail.
Des écarts en bio selon les circuits de distribution
EnGMS, le chiffre d’affaires bio alimentaire recule encore de l’ordre de 5 %. Dans le même temps, on assiste à une « rationalisation de l’offre », explique le consultant. La rationalisation de l’offre bio en GMS se réduit progressivement, de -11,1 % en novembre 2023 elle était de -4,1 % en octobre 2024 d’après Circana. En magasins bio, la croissance du chiffre d’affaires alimentaire bio est de 8,4 %, avec comme dit précédemment « une forte contribution des fruits et légumes ». La vente directe affiche aussi une croissance positive (+ 3%) « portée par le vin ».
La demande en bio montre quelques signes de reprise. Plusieurs raisons à cela d’après Fabien Foulon. Tout d’abord, la fin du cycle d’hyper-inflation. Deuxièmement, « un regain d’intérêt sur la question des pesticides », qui n’a pour autant pas encore atteint de nouveau son pic le plus important, datant de février 2016, après la diffusion d’une enquête de Cash Investigation.