Des brebis en zone céréalière, il y en a toujours eu ! Mais leur mode d’alimentation a considérablement évolué ces dernières années. Désormais, elles pâturent de plus en plus et font leur retour dans les plaines. Les couverts végétaux en sont le meilleur exemple. Les brebis valorisent également les luzernes et les prairies de l’assolement. Ce dossier livre un éclairage sur ces nouveaux modes de production d’agneaux, résultats d’études à l’appui.
Les motivations d’associer les brebis aux grandes cultures sont diverses. Pour Éric Joly de l’EARL Du Prieuré à Saint-Caprais, dans le Cher, l’installation de la troupe ovine permet de valoriser les terres qui avaient un faible potentiel en les passant en herbe.
« Les couverts sont détruits différemment. Ce sont les brebis qui les pâturent, explique Éric Joly. La production de céréaleset de protéagineux historiquement en culture de vente permet une meilleure valorisation par les moutons qui les consomment (pas de déclassé, etc.). Et puis, la vente des agneaux augmente le revenu sur la ferme. »
Moins de 100 kg de concentré
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Au fil des saisons, elles ont valorisé ces surfaces en restant économes en aliments concentrés avec moins de 100 kilos par couple mère-agneaux sur une campagne avec des agnelages de septembre-octobre.
(1) Étude pilotée par Bio Centre et financée par le Conseil Régional du Centre-Val de Loire. Pour en savoir plus : « Des brebis en zone céréalière qui pâturent toute l’année » sur idele.fr.