Concevoir sa salle de tonte

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L'aire d'attente sur caillebotis permet de garder les animaux et donc les toisons plus propres que sur paille ou béton. Crédits : © E. Skowron
La salle de tonte surélevée permet de nettoyer plus facilement la zone de tonte et donc de sécuriser et faciliter le travail des tondeurs. Crédits : © E. Skowron
Le format standard de la salle prévoit deux postes de tonte pour une surface de 30 m² (6 × 5 m). Crédits : © E. Skowron
En comparaison, la tonte à même le sol coûte plus cher par brebis car il faut prendre en compte le temps d'attrapage de la brebis par le tondeur. Crédits : © L. Geoffroy
La salle de tonte surélevée permet de sécuriser l'arrivée et le départ des animaux et évite au ramasseur de laine d'être trop penché. Crédits : © E. Skowron

La première salle de tonte française a été construite en 1999 par le centre d’aide par le travail d’Adriers (Vienne) et présentée la même année au salon Tech-Ovin. Puis c’est l’Esat d’Aubusson (Creuse) qui a pris le relais au début des années 2000. Les salles de tonte françaises ont été adaptées des néo-zélandaises. Elles sont organisées en deux parties et surélevées de 80 cm par rapport au sol. Le plancher est le lieu de la tonte et du ramassage de la laine. Dans le format standard, elle est composée de deux postes de tonte pour une surface de 30 m² (6 × 5 m). La zone en caillebotis est organisée en une case de stockage des animaux et deux cases d’attrapage, qui communiquent avec la zone de tonte.

L’aire d’attente sur caillebotis a l’avantage d’être plus propre qu’une aire en béton ou une aire paillée. Sur une aire paillée la laine est plus sale, on retrouve des matières végétales dans la toison, qu’il faut absolument retirer avant la transformation de la laine. Une aire bétonnée va vite être rendue impraticable et inconfortable par les déjections des animaux. La laine est ramassée à hauteur. Le chantier est plus propre avec la salle de tonte, par extension la laine est également plus propre, tandis que la tonte est plus agréable pour les tondeurs et ramasseurs. Les brebis sont évacuées sous le plancher de la salle de tonte, ce qui sécurise également le chantier.

L’important chantier qu’est la tonte est donc facilité grâce à cet aménagement. En effet, l’attrapage des animaux est effectué par le tondeur, tandis que le circuit des animaux est fixé. L’éleveur se charge de la gestion des lots. La salle de tonte facilite donc le chantier pour les éleveurs : « sans salle de tonte, il faut mettre en place le chantier, organiser les lots, mettre en place l’électricité. Il faut aussi attraper les animaux pour les amener au tondeur. La tonte à même le sol est moins fluide et demande beaucoup plus d’organisation », déclare Walter Hebert, éleveur de 700 brebis en Haute-Vienne.

« Actuellement, les salles de tonte sont exclusivement fabriquées à Aubusson et elles sont quasiment toutes installées dans le Centre Ouest (environ 50), explique Julien Dincq, tondeur professionnel et éleveur ovin. Le développement des salles de tonte se poursuit dans d’autres régions de France, il se pourrait que d’autres fabricants voient bientôt le jour. »

L’Esat d’Aubusson fabrique un modèle standard, qui se monte en une demi-journée avec trois personnes. Pour déterminer le meilleur emplacement pour la salle de tonte, l’éleveur peut s’appuyer sur l’expérience du tondeur mais aussi visiter d’autres fermes équipées. En conclusion, la salle de tonte a de l’avenir avec des retours très positifs de la part des éleveurs.

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Côté éco

La salle de tonte représente un investissement d’environ 5 000 euros hors taxe

Tonte au plancher : 1,80 €/brebis pour la tonte et 0,80 €/brebis pour l’attrapeur soit 2,60 €/brebis

Avec une salle de tonte : 2 €/brebis soit 20 c pour l’attrapage des brebis par le tondeur

Les salles de tonte en démonstration lors des concours sont revendues aux éleveurs, avec une remise de l’ordre de 40 %.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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