Colza : un outil pour estimer le risque altise

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Les adultes d'altises consomment les jeunes feuilles de colza en août et septembre. Crédits : © V. Marmuse

Pour évaluer la nécessité ou pas de réaliser un traitement insecticide, Terres Inovia met à disposition un outil pour mesurer le niveau d’impact que font peser les altises adultes sur un colza au début de son développement.

L’institut Terres Inovia a mis en ligne un outil d’aide à la décision visant à estimer le risque de dégâts à la levée du colza dû aux adultes d’altises d’hiver (Psylliodes chrysocephalus) et d’altises des crucifères (Phyllotreta sp.). L’utilisateur doit renseigner le stade du colza, les conditions de levée de la culture, la présence d’insectes ainsi que le pourcentage de plantes attaquées et de surface foliaire consommée. L’outil évalue alors le risque de dégâts (nul, faible, moyen, élevé) et l’associe à un conseil.

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Le colza se montre très vulnérable aux attaques d'altises de la levée au stade « 4 feuilles ». Les adultes consomment les jeunes feuilles en août et septembre. Il est important d’agir sur cette période en cas de fortes attaques qui peuvent handicaper la croissance des jeunes colzas. L’outil de Terres Inovia est disponible gratuitement sur le site web de l’institut à toute personne ayant créé son compte personnel. Deux autres outils devraient arriver prochainement pour estimer les risques liés au charançon du bourgeon terminal et aux larves d’altises.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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