Chèvres et yacks partagent l’alpage

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Anna Venot s'est formée à l'ENILV pour la transformation du lait, et c’est sur le terrain, aux côtés de ses beaux-parents, qu’elle a appris tout le reste. Crédits : © A. Debacq
La gamme de fromages (crottins, tommes, camembics, raclette) alimente aussi bien les restaurants locaux et magasins, que les vitrines du point de vente à la ferme. Crédits : © A. Debacq
Parfaitement adaptés au climat montagnard, les yacks supportent sans problème de vivre dehors toute l'année. Crédits : © A. Debacq
Les yacks, grâce à leur instinct naturel, repoussent efficacement les canidés. Crédits : © A. Debacq
Les alpines et les croisées saanen font bien l'affaire (arrière-plan), mais elles ne sont pas aussi robustes que les chèvres des Savoie (premier plan). Crédits : © A. Debacq

Installés à Morzine, en Haute-Savoie, Anna Venot et Sébastien Bron élèvent une cinquantaine de chèvres et quelques yacks, pour la viande et pour dissuader les prédateurs.

À Morzine, en Haute-Savoie, Anna Venot a redonné vie à la chèvrerie familiale de son compagnon en 2019. Tous deux élèvent une cinquantaine de chèvres et transforment leur lait en fromages fermiers. L’été, leurs cinq yacks montent aussi à l’alpage, un peu avant le troupeau : une présence dissuasive face aux prédateurs… et un complément de revenu original.

Dans la vallée des Ardoisières, le couple hérite d’une dizaine d’hectares de prés, encore protégés de la pression foncière grâce à l’instabilité de l’environnement ; trop fragile pour être constructible à cause du risque d’éboulements. Pendant l’intersaison, les chèvres pâturent autour de la ferme avant de rejoindre les soixante hectares d’estive situés à 1 800 mètres d’altitude, sur les alpages d’Avoriaz. La traite commence dès janvier et se poursuit jusqu’en novembre, avec une production de fromages de garde pour étaler les ventes sur l’année.

Là-haut, les chèvres évoluent en liberté autour du chalet d’estive, un espace bien équipé avec une salle de fabrication, une cave d’affinage, de l’eau et de l’électricité. Ce site a été repris après le départ d’un couple d’éleveurs, découragés par les attaques répétées du loup.

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Le chalet d’alpage, tout juste construit, a été financé par des propriétaires fonciers réinvestissant dans l’agriculture. « Nous ne payons que les mois d’occupation. C’est une véritable opportunité », explique Anna. Cela fait maintenant trois étés que les chèvres de la ferme familiale montent dans ces alpages et, jusqu’à présent, rien à signaler.

Des yacks en guise de vigiles

<em class="placeholder">Un yack dehors</em>

Ici, pas de patous : ce sont les cinq yacks qui assurent en permanence la protection du troupeau. « C’est une vraie présence dissuasive. Dès qu’un chien s’approche, ils le chargent. Il ne revient pas deux fois ! », raconte Anna Venot. Rustiques, les yacks vivent dehors toute l’année, mangent peu et passent partout comme les chèvres. « On fait un grand parc tout autour de l’alpage avec juste un fil. Les chèvres passent en dessous et les randonneurs traversent sans souci. » En plus de leur rôle protecteur, les yacks apportent un revenu complémentaire grâce à une petite production de viande vendue à l’automne.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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