Bien choisir son renouvellement en élevage ovin allaitant

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Il est recommandé de renouveler chaque année 20 % des brebis d'un troupeau afin de conserver un bon niveau de performances. Crédits : © B. Morel

Attention et vigilance sont les maîtres-mots lorsqu’il s’agit de faire entrer de nouveaux reproducteurs, mâles ou femelles, sur son exploitation. L’OS Rose vous donne des astuces pour repérer les défauts avant l’achat et éviter les erreurs à ne pas commettre.

L’organisme de sélection des races ovines du Sud-Est (OS Rose) est intervenu dans deux programmes PEI-Agri « Structuration de filière » : Atechfilo porté par l’association Ciel d’azur et Quafil porté par la coopérative Agneau soleil. Ces projets ont pour objectif de renforcer la filière régionale en favorisant l’échange entre les acteurs de l’amont et les entreprises de l’aval de la filière.

Dans le cadre de ce projet, des groupes de travail sur la reproduction ont été proposés aux éleveurs. En effet la sélection des reproducteurs et la bonne gestion du renouvellement sont apparues comme essentielles afin d’améliorer la quantité et la qualité des agneaux produits, qui pourront ainsi mieux correspondre aux besoins de l’aval.

Choisir son bélier

Il est conseillé de garder un bélier maximum trois ans en cas d’autorenouvellement d’agnelles et de ne pas utiliser un bélier né chez soi afin d’éviter la consanguinité. Les achats de béliers doivent être anticipés pour choisir les reproducteurs les plus adaptés à ses objectifs et éviter d’introduire des maladies sur son élevage.

La première étape du choix du bélier est d’observer l’animal afin de repérer des éventuels défauts morphologiques ou sanitaires qui pourraient altérer ses performances (NEC, toison, arrière-train, tête, appareil génital, aplombs). Les béliers achetés doivent être placés en quarantaine à leur arrivée sur l’élevage.

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<em class="placeholder">Bélier</em>
Lors de l'achat d'un bélier (ou d'agnelles), il est fortement conseillé de respecter une quarantaine avant la mise au contact du reste du troupeau. © B. Morel
Une précaution particulière doit être portée à l’épididymite contagieuse par Brucella Ovis qui provoque une diminution de la fertilité du bélier et est transmissible d’un individu à l’autre. Une sérologie B. Ovis peut être demandée à l’achat du bélier.

L’achat de béliers issus de schéma de sélection permet de compléter les critères morphologiques et sanitaires par les critères génétiques grâce à la connaissance de la généalogie, de la génomique et une évaluation des performances des béliers. C’est aussi une garantie sur des aspects sanitaires, notamment des individus indemnes de tremblante.

Choisir ses agnelles

Afin de conserver une bonne pyramide des âges et donc des bonnes performances, il est recommandé de renouveler chaque année 20 % de l’effectif des mères. Le renouvellement de la voie femelle peut se faire par autorenouvellement ou par l’achat d’agnelles.

Dans tous les cas, l’observation de la morphologie des agnelles est essentielle (état corporel, mamelles, mâchoire) ainsi que leur état sanitaire. Comme pour les béliers, l’achat d’agnelles auprès d’éleveurs sélectionneurs permet d’avoir des connaissances sur leur généalogie et leur valeur génétique.

En cas d’autorenouvellement, les critères génétiques affineront le choix des agnelles si l’éleveur a des outils à disposition. Les éleveurs ayant un logiciel de gestion de troupeau affineront leur choix à partir des fiches carrières des mères (repérer les filles de bonnes mères selon les critères de l’éleveur et éviter les filles de mères ayant eu des soucis). Les éleveurs adhérents au contrôle de performances privilégieront les agnelles issues de mères à béliers ou à agnelles et les agnelles ayant des notes PAT30 supérieures ou égales à 0.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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