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Bergers d’alpage : une proposition de loi se penche sur leur statut

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La députée à l'origine de la proposition de loi pointe des conditions de travail difficiles, alors que "le maintien des estives est indispensable à l’économie rurale et à l’entretien des paysages montagnards". Crédits : © L. Geffroy

Une proposition de loi visant à créer un statut juridique particulier pour le berger d’alpage a été déposée le 3 mars 2026. Le texte ambitionne d’encadrer davantage les conditions de travail des bergers, pour diminuer les risques et les difficultés de recrutement.

La députée d’extrême-droite Sophie Ricourt Vaginay (UDR) a déposé une proposition de loi mardi 3 mars 2026 sur le statut du berger d’alpage. La députée des Alpes-de-Haute-Provence rappelle toute l’importance de ce métier, qui « constitue l’un des piliers de l’agriculture de montagne ». Elle déplore des conditions de travail avec « une forte pénibilité », qui rendraient la profession « difficilement attractive » selon elle.

 

Expérimentation d'un nouveau statut de berger d’alpage

C’est dans ce contexte que la députée propose de créer un statut juridique particulier pour les bergers d’alpage dans le Code rural, bergers qui sont aujourd’hui juridiquement considérés comme des salariés agricoles saisonniers. Ce nouveau statut serait expérimenté pendant trois saisons d’estive, avant de faire l’objet d’un rapport au Parlement, pour décider de sa potentielle pérennisation.

Le texte propose de définir le berger d’alpage comme « tout salarié agricole chargé de la conduite et de la surveillance d’un troupeau en zone d’estive, en altitude ». Ses missions : protéger les animaux, entretenir les installations et gérer la prédation. Ce salarié connaît des conditions d’isolement « prolongées », c’est-à-dire qu’il n’a pas d’accès direct à un village ou à des services durant plus de quinze jours. 

Lire aussi : « Dans les Hautes-Pyrénées, nos brebis tarasconnaises sont faites pour la montagne »

 

Conditions de vie du berger et obligations pour l’employeur

Le berger serait recruté « en contrat à durée déterminée saisonnier spécifique à l’alpage ». La durée de travail serait fixée par « un forfait national adapté ». Enfin, une « prime légale d’isolement et de pénibilité », dont les modalités seraient déterminées par décret, serait instaurée pour tous les bergers d’alpage.

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L’employeur aurait l’obligation de « fournir un hébergement conforme aux normes minimales spécifiques aux cabanes d’alpage », normes qui seraient précisées dans un décret. Pour financer cette mesure, le texte propose de créer un fonds national d’amélioration des cabanes d’alpage. 

Le texte stipule enfin que l’employeur serait « responsable de la sécurité du salarié ». Il devrait par exemple fournir « un moyen de communication sécurisé » comme une radio ou un téléphone satellite.

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Création d'un certificat de berger d'alpage

La proposition de loi comporte aussi la création d’un certificat de spécialisation « berger d’alpage » reconnu par l’Etat. Notons qu’un certificat de berger vacher transhumant a déjà vu le jour en 2025.

La proposition de loi doit maintenant être examinée par le Parlement.

Pour en savoir plus : Proposition de loi visant à créer un statut juridique et des conditions de travail adaptées pour les bergers d’alpage, n° 2551, déposée le mardi 3 mars 2026.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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