Malgré la morosité actuelle, les Français consomment davantage de produits bio. Ainsi, le troisième baromètre de consommation de l’Agence bio, présenté le 1er février, à Paris, indique une progression de trois points par rapport à l’année 2004. “Cette tendance à la hausse est d’autant plus significative qu’elle se produit dans une tendance difficile pour le secteur alimentaire”, se réjouit Elisabeth Mercier.
Ainsi, 47 % des Français ont consommé au moins un produit bio une fois par mois en 2005. Comme les années précédentes, les vedettes du panier bio sont les fruits et légumes (73 %) suivis de près par les œufs (61 %). Et parmi ces consommateurs, ils sont 24 % à n’acheter que des fruits et légumes bio, 45 % déclarant en acheter plus de la moitié, et 31 % moins de la moitié. Les consommateurs montrent également leur attachement à la provenance des produits, ainsi ils sont plus de 8 sur 10 à privilégier les produits issus d’une production locale.
Les valeurs reconnues du bio
De plus, 56 % des personnes interrogées se disent proches des valeurs portées par le bio. Ainsi, note le baromètre, “les produits issus de l’agriculture biologique s’ancrent de plus en plus dans l’univers de consommation des Français et plus de 8 Français sur 10 ont une image positive des produits bio, une tendance déjà confirmée par les deux précédents baromètres”. Enfin, les Français estiment qu’ils sont bien informés sur les produits issus de l’agriculture bio et souhaitent voir des actions d’informations développées dans leurs points de vente, en particulier dans les GMS, les marchés et les lieux publics.
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Au cours des six prochains mois, 23 % des consommateurs bio ont l’intention d’augmenter leurs achats de produits bio et 76 % de la maintenir. Parmi les facteurs qui pourraient entraîner une augmentation de leur consommation, on note une progression du nombre de personnes souhaitant des prix moins élevés (90 %) ou encore des produits facilement disponibles dans leurs magasins habituels (85 %).
Reste en suspens l’écart grandissant entre la production nationale trop faible par rapport à la demande du marché. Une difficile équation, d’autant que la Commission européenne a décidé de revoir sa copie “agriculture biologique” (plan européen de développement de l’agriculture biologique). La FNAB a déjà fait savoir qu’elle s’inquiétait de l’apparition d’une agriculture bio au rabais. “Nous en sommes encore à la phase des discussions, s’est empressée de marteler Elisabeth Mercier. Tout sera fait pour sauvegarder l’essentiel.”