Tout comme Lustucru, Barilla, le géant italien des pâtes et de la boulangerie avec Harry’s a connu une crise liée au prix du blé dur. Et comme son concurrent de l’Oise, Barilla, 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 1300 salariés dans quatre usines en France a du s’adapter.
1,05 euro en moyenne le paquet de 500 grammes
« La crise du blé dur qui nous a frappés est due à un incident climatique, une sécheresse exceptionnelle au Canada », rappelle Miloud Benaouda, président de Barilla pour la région Ouest de l’Europe. « Nous avons donc dû répercuter une partie de la hausse induite sur nos prix de vente, soit environ 20% pour nos pâtes. Depuis, nous avons pu entamer une baisse et aujourd’hui, nous sommes situés dans la moyenne basse avec un prix de 1,05 euro le paquet de 500 grammes. Ce qui reste problématique, ce sont les tomates dont les prix continuent de s’envoler ce qui nous force à augmenter les prix de nos sauces. »
Comme toute l’industrie alimentaire, Barilla a été frappé par la hausse des matières premières agricoles (tomates, blé, olives, sucre, huile de tournesol…), industrielles (notamment le carton) et énergétiques. « De 2021 à 2023, notre facture d’électricité a été multipliée par 3 », rappelle Miloud Benaouda. « Le seul avantage c’est que nous avons pu avancer une partie de nos innovations sur lesquelles nous travaillions depuis plusieurs mois. » Pour économiser l’énergie, Barilla a installé des compteurs d’électricité le long de sa chaîne de production. « Nous avons aussi adapté les horaires, l’éclairage et nous avons fait des productions plus longues. »
Concernant les négociations commerciales, Miloud Benaouda confirme que la conjoncture actuelle va rendre difficile de négocier des prix à la baisse avec la grande distribution.