Premier constat : en trente ans, le nombre de producteurs laitiers en France a été divisé par six, tandis que la collecte de lait moyenne a été multipliée par six. Moins de producteurs, mais une productivité qui ne cesse d’augmenter. Ensuite, la production mondiale de lait est en forte croissance, ainsi que les échanges internationaux dans la filière. L’augmentation de la population mondiale se traduit en une demande en produits laitiers soutenue et durable. Ceci entraîne pour autant de fortes tensions sur le marché international et des variations importantes du prix des produits laitiers échangés sur les marchés internationaux (7% de la production mondiale). Enfin, le prix des matières premières n’est pas stable : le prix des aliments achetés subit ainsi de fortes variations, et une tendance globale à la hausse. Les producteurs de lait doivent donc faire face, et cela est nouveau, à une double volatilité : pour le prix du lait et le prix des aliments achetés.. Dans ce contexte, l’héritage de la politique laitière liant le quota au foncier est une force pour la filière française. Les producteurs présentent de forts niveaux d’autonomie alimentaire. Cette spécificité de la France a induit le fait que le coût alimentaire est aujourd’hui compétitif et mieux maîtrisé que dans d’autres pays laitiers.
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