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AOP cantal : dérogation sécheresse accordée

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Des prairies grillées un peu partout dans le Cantal. Crédits : © Patricia Olivieri

Les fourrages extérieurs acceptés dans la ration de base à titre dérogatoire pour les producteurs de lait AOP cantal.

Pour répondre aux conditions exceptionnelles de sécheresse de cet été, le Comité interprofessionnel des fromages (Cif) a demandé une modification temporaire du cahier des charges pour les conditions de production du lait AOP cantal. Cette dernière vient d’être accordée par l’INAO et s’applique du 1er août 2026 au 15 mai 2027.

Fourrages extérieurs : maxi 49 %

Sur cette période, les producteurs peuvent distribuer au troupeau laitier les fourrages achetés hors de l’aire géographique suivants : foin, foin de luzerne, luzerne déshydratée, herbe enrubannée et paille. La ration de base doit toutefois toujours contenir au moins 50% de fourrages issus de l’aire géographique. Par ailleurs, la luzerne déshydratée est comptabilisée comme un fourrage entrant dans la ration de base du troupeau laitier, et non plus comme un aliment complémentaire.

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S’ils souhaitent mettre en œuvre la dérogation, les producteurs doivent renvoyer au CIF la dernière feuille du courrier qui leur a été adressé en indiquant le nom de l’exploitation et la liste des fourrages concernés par les achats hors de l’aire géographique. Cela permettra au Cif de faire un retour à l’INAO sur l’utilité de la dérogation (pourcentage de mise en œuvre de la dérogation) et des principaux fourrages concernés.  

Selon l’évolution de la pousse de l’herbe d’ici le mois de septembre, une nouvelle modification temporaire pourra éventuellement être demandée à l’INAO sur les conditions et la durée du pâturage.

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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