Pour Philippe Guéguen, responsable environnement à Evel’Up, le frein principal dans un projet d’agrandissement reste le passage à une enquête publique. Souvent difficile, elle doit être anticipée pour ne pas être subie.
Dans un projet d’agrandissement, la soumission à une enquête publique est une étape parfois inévitable, qui est coûteuse financièrement et humainement pour les éleveurs. Pour réussir au mieux cette étape, il est important de sensibiliser sur la communication au grand public et aux acteurs du territoire. Pour cela, Philippe Guéguen recommande de présenter les caractéristiques et enjeux du projet aux acteurs du territoire le plus tôt possible et au mieux en amont de l’enquête publique.
Dans des dossiers toujours plus imposants, il peut être difficile pour une personne extérieure de comprendre les caractéristiques principales du projet. C’est pour cela que plusieurs actions doivent être mises en place conjointement : discuter avec ses voisins, soutenir son projet auprès des élus locaux, détailler les mesures mises en place sur la réduction d’odeur ou la gestion des enjeux environnementaux… Evel’Up propose à ses éleveurs un accompagnement pour porter les dossiers auprès des conseillers municipaux par exemple. Philippe Guéguen rappelle que cette étape n’est qu’éphémère dans la carrière d’un éleveur : « il faut arriver à démystifier ce temps et savoir prendre du recul par rapport aux expressions négatives ».
Pourtant, cette étape de soumission du projet à une enquête publique est indispensable à la modernisation du parc bâtiment existant. « La modernisation du bâtiment passe souvent par des projets d’agrandissement car cela permet d’avoir une meilleure rentabilité, c’est souvent le cas pour le parc naissage par exemple », ajoute le responsable environnement. « Un bâtiment rénové est toujours mieux adapté aux enjeux environnementaux et sociétaux » insiste-t-il.