Amertume des vins blancs : les découvertes de Tom Estier récompensées par l’Académie Amorim

- - 2 min
Tom Estier est le lauréat du grand prix 2025 de l'Académie Amorim. Crédits : © L. Chalmandrier

Plusieurs nouvelles molécules impliquées dans l’amertume des vins blancs secs et liquoreux ont été découvertes lors de la thèse de Tom Estier. Des avancées qui lui ont valu de décrocher le prix 2025 de l’Académie Amorim.

Connaissez-vous l’acide hydroxyphényllactique (HPLA) ? Cette molécule à la saveur amère et plusieurs autres ont été formellement identifiées pour la première fois dans les vins par Tom Estier, dont les travaux viennent d’être récompensés par l’Académie Amorim. Des recherches dirigées par Axel Marchal à l’ISVV de Bordeaux et guidées par la question : quelles sont les molécules responsables de l’amertume et comment faire pour les contrôler à la vigne et au chai ?

 

 
<em class="placeholder">Crisostomo Ferreira, trésorier de l’Académie Amorim, Tom Estier, lauréat du grand prix de l&#039;Académie Amorim, Jean-Marie Aurand, président de l’Académie Amorim, Pr ...</em>
De g. à dr. : Crisostomo Ferreira, trésorier de l’Académie Amorim, Tom Estier, lauréat du grand prix de l'Académie Amorim, Jean-Marie Aurand, président de l’Académie Amorim, Pr Axel Marchal ISVV, directeur de thèse de Tom Estier. © L. Chalmandrier

Ses analyses ont montré que des composés déjà connus comme amers (tyrosol, acide gallique…) ne pouvaient expliquer seuls cette sensation dans les vins, car souvent présents en trop faibles quantités. L’hypothèse a été formulée que leur combinaison renforce la perception de l’amertume.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

oxydation
Suivi
Suivre
maturité
Suivi
Suivre

Des molécules liées aux cépages, au vieillissement

Le jeune docteur a donc recherché et découvert la contribution à l’amertume de plusieurs autres molécules telles que l’acide hydroxyphényllactique, le sulfonate d’acide indole-lactique glucosylé, l’hydroxyisocaproïque (HICA). Certaines sont liées à des différences de composition chimiques entre cépages, à leur niveau de maturité. D’autres, comme les produits d’oxydation d’acides gras, sont plutôt présentes dans les vins vieux liquoreux, expliquant la constatation qu’ils peuvent « manger leur sucre » pendant leur vieillissement.

Ses travaux ont montré ou confirmé que le pressurage de type champenois, constitué de cycles de montée en pression successifs, semble conduire à des moûts moins riches en molécules amères. Une faible clarification des moûts favorise la formation d’alcools supérieurs amers, tandis qu’un collage à la PVPP réduit les composés phénoliques amers.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires