Les achats des ménages français pour leur consommation à domicile en volaille (hors lapin) poursuivent leur décrochage par rapport à l’an dernier. En cumul des dix premiers mois de l’année, les volumes de volaille frais sont tombés de 6,3 % sur un an, alors qu’au même temps, le prix moyen a progressé de 2,6 % sur un an, selon les données de FranceAgriMer-Kantar Worldpanel. Si toutes les espèces connaissent des baisses de tonnages, c’est surtout le canard qui a le plus souffert : -18,6 % comparativement à l’an dernier. En cause notamment la baisse des disponibilités liées à la propagation de la grippe aviaire, qui grève la consommation.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les autres espèces accusent des replis moins marqués mais sensibles par rapport à 2020 : -8,4 % pour la dinde, -6,6 % pour le poulet et -4,8 % pour la pintade. Le déclin reste de rigueur pour les abats (-3,6 %) et les surgelés (-1 %), avec toutefois des achats de panés qui soutiennent le rayon (+3,5 %). Les volumes de charcuteries à base de volaille pâtissent également d'un repli de 5,3 %. Ces données sont toutefois à nuancer, car les achats des ménages français, l’an dernier en grande distribution, étaient exceptionnellement importants.