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Un poulailler clair avec une bonne étanchéité

Benoît Rannou a opté pour une ventilation Fancom et une coque NTD/I-Tek pour son bâtiment de 1 350 m2, inscrit dans la démarche Nature d’Éleveurs.

À Saint-Coulitz dans le Finistère, Benoît Rannou a démarré début juin son nouveau poulailler de chair de 1 350 m2. Une surface qui n’a pas été calculée par hasard. En y ajoutant les trois bâtiments existants de 1 200 m2, elle permettait de rester juste en dessous du seuil de 5 000 m2, au-delà duquel l’élevage serait passé en installation classée. « Cela m’a permis de concrétiser mon projet plus rapidement, avec des délais d’autorisation de six mois au lieu de deux ans », explique l’éleveur de 36 ans. Associé en SCEA avec son frère non exploitant, Benoît a repris l’exploitation familiale avicole à 100 % en janvier 2016. Il a récemment rejoint le groupement Huttepain Bretagne pour produire du poulet lourd sexé, en bande unique. Son nouveau bâtiment s’inscrit dans la démarche Nature d’Éleveurs de LDC, qui se traduit notamment par de la lumière naturelle. C’est probablement cet aspect qui frappe en premier à l’intérieur du bâtiment. Habituellement verticales, les fenêtres sont posées en biais entre la cloison et le plafond. Plus larges et réparties sur 80 % des deux longs pans, leur surface totale représente quasiment 5 % de la surface au sol, contre 3 % pour la plupart des poulaillers équipés de lumière naturelle. « Cette disposition en pan cassé permet de s’adapter aux spécificités du constructeur de la coque, NTD/I-Teck, en particulier sa charpente métallique extérieure et son concept d’assemblage des panneaux de bardage et de toiture qui lui donne une bonne étanchéité à l’air », explique l’éleveur. L’obturation des fenêtres se fait par des volets motorisés situés sur la cloison, pivotant vers le bas (ouverture de type italienne) et non pas par un système de guillotine. « La position haute des fenêtres limite par ailleurs le risque de projection de cailloux lors du paillage. »

Des choix techniques affirmés

Toutes les parois sont en panneaux sandwich y compris au niveau du plafond, « ce qui facilite son nettoyage ». Le bâtiment dispose d’une isolation renforcée (50 mm d’isolant sur les côtés, poteaux remplis de béton…). Pour réduire les pertes de calories par la toiture, celle-ci est isolée par deux couches de 30 mm séparées par un vide d’air. La ventilation est entièrement sous concept Fancom, l’éleveur tenant avant tout à s’équiper des trappes Fantura, « permettant d’optimiser les circuits d’air même à faible débit." L’extraction de l’air se fait par cinq cheminées dont trois à ventilateurs progressifs. Elle est complétée par six turbines en pignon. Cherchant à limiter les sources d’humidité, Benoît a opté pour deux chauffages à combustion extérieure CBX de Systel. Équipé d’une dalle bétonnée, le bâtiment dispose de mangeoires Multibeck de Le Roy, de pipettes Ziggity, de deux pesons automatiques et d’une brumisation Breizh brumisation (installateur). Suite au diagnostic de ventilation et d’étanchéité réalisé par Tell Élevage, il a été décidé de changer l’orientation des néons leds, pour les placer parallèles au flux d’air (plutôt que dans le sens de la longueur comme actuellement). Le bâtiment compte également un préau et deux locaux de 35 m2, l’un servant de sas, l’autre de bureau d’accueil avec sanitaires et lit d’appoint, l’éleveur habitant à 15 km du site. L’investissement se porte à 328 euros/m2. Benoît a bénéficié d’une aide de LDC de 40 000 euros. « Les deux premiers lots d’été ont permis de dégager une marge correcte de 11,50 euros/m2 sans les primes, alors que la dalle continuait à recracher de l’humidité. Le bâtiment est très étanche, ce qui permet de ventiler avec précision. » L’éleveur est par ailleurs agréablement surpris par le confort de travail lié à l’éclairage naturel. Il projette d’en équiper ses trois autres poulaillers d’ici l’an prochain, en plus du sol béton et du pignon imitation bois.

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